En situation d'élevage, les besoins énergétiques des chats seront très proches des besoins d'entretien. Différents facteurs peuvent cependant les faire varier :
Facteurs individuels et niveau d'activité : Comme chez les humains, certains chats peuvent avoir des besoins caloriques inférieurs ou supérieurs à la moyenne. Cela explique que les recommandations indiquées sur les emballages ne sont que des points de départ. Les rations doivent ensuite être adaptées de manière à maintenir les chats en condition corporelle optimale.
Influence de la stérilisation : La castration et la stérilisation diminuent les besoins énergétiques des chats de 20 à 30 %. Ceci explique que les chats stérilisés aient tendance à prendre beaucoup de poids. Les mécanismes qui expliquent ce phénomène ne sont pas encore bien compris mais ce changement est directement lié à l'absence des hormones sexuelles.
Il est donc important de rationner les chats qui ont été stérilisés et leur offrir un aliment moins dense en énergie (environ 3 500 kcal/kg pour un aliment sec).
Influence de l'âge : Les besoins énergétiques des chats ont tendance à diminuer jusqu'à l'âge de 10 ans et à remonter ensuite. Il n'est donc pas recommandé de donner systématiquement aux chats âgés des aliments allégés.
Influence du pelage : Les chats à poil long sont mieux équipés pour se préserver du froid. À température extérieure égale, leurs besoins énergétiques seront inférieurs à ceux des chats à poil court ou ceux des chats nus.
Influence du climat : Pour maintenir constante sa température corporelle, le chat devra dépenser plus d'énergie lorsqu'il fait froid. Cette différence n'est significative que pour les chats qui vivent en permanence à l'extérieur.
Influence de la gestation/lactation : Les besoins énergétiques des chattes augmentent peu au début de la gestation, mais en fin de gestation, ils sont 30 à 50 % supérieurs aux besoins d'entretien soit 80 à 100 kcal/kg par jour. Cette augmentation de consommation d'énergie permet en plus de nourrir les foetus et de constituer des réserves de graisses corporelles qui seront très utiles lors de la lactation.
Une augmentation sensible (10 à 20 %) des apports énergétiques pendant les chaleurs ("flushing") peut avoir un effet favorable sur la fertilité des chattes maigres. Chez des chattes en bonne condition ou obèses, cet apport est non seulement inutile, mais il pourrait être défavorable.
Au cours des 4 premières semaines de lactation, une chatte ne produira pas moins de 5 litres de lait (1/4 litre de lait par jour au pic de lactation). La lactation se caractérise donc par des besoins énergétiques très importants qui peuvent atteindre 4 fois les besoins d'entretien (320 kcal/kg/jour) en fonction du nombre de chatons. Les chattes n'arrivent généralement pas à consommer ces grandes quantités d'énergie et perdent du poids lors de cette période. Il est donc important qu'elles puissent faire des réserves pendant la gestation.
Il est donc recommandé d'offrir des aliments denses en énergie pendant la gestation et la lactation. Pendant cette période la majorité des éleveurs nourrissent leurs chats en libre service. Les chattes en gestation ne devraient pourtant pas avoir gagné plus de 30 % de poids en fin de gestation afin de minimiser les problèmes au cours de la mise bas.
Influence de la croissance : À 10, 20, 30 et 40 semaines, les besoins des chatons sont respectivement 3,5 ; 2 ; 1,5 et 1,2 fois les besoins d'entretien. Comme la capacité des jeunes chatons à utiliser l'amidon comme source d'énergie est très limitée, ils profitent mieux des régimes riches en matières grasses.
Pour satisfaire les besoins des chatons, il est donc important de leur offrir un aliment dense en énergie spécialement formulé pour la croissance.