L'aliment préparé se présente sous trois formes : humide, semi-humide et sèche.
Les aliments humides : ils contiennent entre 70 et 82 % d'eau. Ils sont stérilisés en boîtes étanches. Ils font largement appel aux viandes et sous-produits d'abattoir qu'ils contribuent à valoriser. Ils peuvent présenter diverses textures, auxquelles le chat se montre très sensible. Ainsi distingue-t-on des mousses, terrines, morceaux, ces derniers de taille variable. Ils contiennent également des céréales et des légumes, que la stérilisation cuit parfaitement. Ils sont complémentés en minéraux et en vitamines.
Les aliments semi-humides : ils contiennent 30 à 60 % d'eau. Leur place sur le marché est très marginale. Ce sont des semi-conserves stabilisées par adjonction de conservateurs tels que le glycérol, le propylène glycol ou l'acide sorbique. Ils se présentent sous la forme de saucisses ou de préparations à l'aspect de viande hachée.
Les aliments secs (croquettes) : ils contiennent 7 à 10 % d'eau et 90 à 93 % de matière nutritive sèche. Ils représentent sans aucun doute l'avenir.
Aux États-Unis, pays originaire de l'industrie des aliments préparés, le marché est mature et sophistiqué : 70 % des chiens et 60 % des chats sont nourris par des aliments industriels et la préparation ménagère perd régulièrement du terrain.
Parmi ces aliments industriels, le sec représente 80% des ventes en chien et 65 % des ventes en chat.
En Europe, le marché a 20 ans de moins, mais sa courbe de croissance indique qu'il suit le même chemin : à l'heure actuelle, les aliments industriels nourrissent 41 % des chiens et 54,5 % des chats.
Les aliments secs totalisent 54 % des aliments industriels pour chien, et 22 % pour chats.
La progression est de l'ordre de + 4 % en volume et + 8 % en valeur pour les aliments secs pour chien ; de + 8 % en volume et de + 16 % en valeur pour les aliments secs pour chat.
Les aliments humides (conserves) subissent une régression de - 3 % par an en volume et stagnent en valeur.