Avant le sevrage des chiots, la mère prend, beaucoup plus que le père, une part active à leur développement physique et comportemental, part qui s'avérera déterminante pour leur équilibre et leur intégration ultérieurs dans leur nouveau milieu social.
Sans étudier ici l'ensemble des étapes du développement du chiot, d'autant plus que leur chronologie diffère sensiblement d'une race à l'autre (les petites races étant plus précoces), bon nombre d'erreurs ou de déconvenues peuvent être facilement évitées par la simple connaissance des périodes propices à l'apprentissage ou sensibles à l'aversion.
Le développement nerveux du chiot est inachevé à sa naissance.
Il naît en effet sourd, aveugle, doté de très peu d'odorat et d'un système nerveux peu myélinisé, c'est-à-dire incapable de conduire rapidement les influx. La connaissance des étapes de son développement moteur, psychologique et sensoriel sera mise à profit pour le diagnostic précoce de certaines anomalies mais surtout pour stimuler l'éveil du chiot dans le sens voulu par son utilisation ultérieure.
Ainsi, il est possible de procéder au dépistage précoce de la surdité chez les races prédisposées (Dalmatien, Dogue argentin, chiens à robe merle ou présentant un ladre) dès la quatrième semaine.
Au cours des deux premières semaines, il suffit généralement de s'assurer de l'instinct maternel de la lice (notamment toilettage des chiots indispensable à leurs réflexes de défécation et de miction) et de surveiller les tétées en plaçant éventuellement les chiots les moins vigoureux ou les plus dominés aux mamelles postérieures qui fournissent un lait plus riche. Il faut parfois surveiller les griffes des chiots qui peuvent traumatiser les mamelles et entraîner un refus d'allaitement.
Les comportementalistes ont l'habitude de diviser la période de maturation du chiot en quatre étapes successives.