La race : comme pour la plupart des espèces vivantes, plus la race est lourde, plus la croissance est rapide ;
Le sexe : peu net à la naissance, le dimorphisme sexuel s'accroît avec l'âge, les mâles devenant significativement plus lourds que les femelles entre 6 et 12 semaines d'âge. Le mâle présente ainsi un potentiel de croissance supérieur à la femelle, mais apparaît plus tardif, sa croissance se prolonge de quelques semaines par rapport à celle des femelles ;
Les facteurs familiaux : le chaton reçoit initialement un matériel génétique issu pour moitié de sa mère et pour moitié de son père, le tout étant plus ou moins remanié. Les caractères familiaux peuvent donc, au sein d'une même race, amener des individus de corpulence, de format ou de type morphologique différents, utilisés largement dans la sélection ;
Le poids de la mère : ce paramètre n'est pas indépendant de la race et des facteurs familiaux. Plus la mère est lourde (à la fois de grand format et en bon état corporel), plus la croissance est rapide, cela étant expliqué en partie par les qualités laitières de la mère.
Les facteurs génétiques individuels : le mélange des génotypes maternel et paternel aboutit à la formation d'un individu unique, ce qui amène, au sein d'une même portée, à des variations individuelles. C'est ainsi que pour une meilleure estimation de la croissance du jeune, il est préférable d'utiliser la moyenne des mensurations des parents.
Les facteurs hormonaux : après la naissance, certaines hormones, synthétisées par le jeune, dirigent la croissance. Contrairement à ce que l'on observe dans l'espèce humaine, les troubles hormonaux endogènes venant perturber la croissance sont rares chez le chaton. Le diabète juvénile est plutôt marqué par des troubles métaboliques que par des troubles de la croissance. L'hypothyroïdie est très rare, le nanisme exceptionnel. Enfin, les rares anomalies responsables d'une sécrétion anormale des hormones sexuelles semblent peu perturber la croissance chez le chaton. D'ailleurs, la stérilisation précoce n'altère ni la croissance pondérale ni la croissance "staturale", c'est-à-dire le format adulte définitif.
En revanche, l'utilisation thérapeutique d'hormones chez le chaton peut perturber grandement l'équilibre endocrinien naturel, et donc modifier la croissance. Elle est à pratiquer avec une grande prudence, et uniquement pour des raisons médicales.