Les odeurs sont véhiculées par les fines gouttelettes d'humidité qui s'évaporent sous l'action de la chaleur et sont dispersées par les vents.
La maîtrise des mauvaises odeurs passe donc par le respect d'une hygrométrie, d'une température et d'une aération adaptées tout en limitant, bien sûr, leurs sources en agissant sur l'alimentation et l'hygiène.
La distribution aux animaux d'aliments secs de haute digestibilité limite la quantité d'excréments, facilite leur élimination (consistance plus ferme) et entraîne une odeur moindre des selles que celle des aliments humides en conserve. Le volume d'urine émis étant aussi moindre avec l'aliment sec, le changement de litière est moins fréquent qu'avec l'aliment humide.
L'utilisation de litière minérale agglomérante (composée d'argile de faible granulométrie) permet de garder les bacs secs et autorise un renouvellement moins fréquent ; elle est le meilleur compromis pour ce critère.
La litière végétale (papier, bois, chanvre, maïs) suscite des avis bien différents par son odeur propre qui est beaucoup moins neutre que la litière minérale. Elle doit, en outre, ne pas contenir de résidus de traitement.
L'utilisation de bacs couverts limite la propagation des odeurs, surtout lorsque les chats ne recouvrent pas leurs selles.
Une solution consiste à mettre les bacs à litière dans la courette quand celle-ci est couverte.
Utiliser une pompe à haute pression de vapeur d'eau surchauffée (type Aspirovap) pour désincruster en profondeur les matières organiques résiduelles. Outre sa capacité à détruire la plupart des agents infectieux dans les moindres recoins, ce système a l'avantage de laisser les surfaces pratiquement sèches après son passage.
Limiter le nettoyage à grande eau permet d'éviter l'évaporation des mauvaises odeurs.
Imperméabiliser les matériaux limite les infiltrations responsables d'une résurgence continue de l'humidité.
Augmenter la fréquence de nettoyage par temps humide ou orageux évite la stagnation des odeurs.
Enfin, il faut veiller au bon fonctionnement du système d'extraction en hauteur, les mauvaises odeurs ayant tendance à s'évacuer en hauteur par effet de cheminée.
Les désodorisants sont souvent des sprays pulvérisant de lourdes gouttelettes qui piègent les odeurs au cours de leur retombée. Leur efficacité est donc transitoire.Il est préférable de disposer d'un thermonébulisateur qui, par faible diamètre (1 à 5 microns) et le chauffage des micro-gouttelettes, diffusera plus largement en hauteur et de manière plus rémanente des particules antiseptiques en suspension.
Cet appareil peut également être utilisé pour la désinfection des locaux hermétiques (maternité, quarantaine, infirmerie) lors des vides sanitaires.