Choix du détergent
Contrairement au désinfectant, le produit utilisé n'oblige pas l'éleveur à pratiquer l'alternance si les propriétés mécaniques de ce produit sont satisfaisantes.
Attention à bien suivre le mode d'emploi (température, concentration, temps de contact) et à vérifier que le détergent est biodégradable en cas d'écoulement dans une fosse septique.
D'autre part, ne pas les associer à des produits bactériostatiques, ce qui entraverait la décomposition naturelle du fumier.
Choix des désinfectants
Les critères de choix des désinfectants font appel à différentes caractéristiques tenant au produit (spectre d'activité, coût, toxicité), au support (résistance à la corrosion) et aux objectifs que l'éleveur lui demande de remplir (désinfection de l'atmosphère ou d'un sol, par exemple).
Il n'existe malheureusement pas de désinfectant universel capable de détruire tous les germes pathogènes (en particulier, leurs formes de résistance).
Les germes les plus couramment résistants sont les spores bactériennes (formes de résistance de certaines bactéries face à un milieu devenu défavorable), les oeufs de parasites et les moisissures.
De même qu'il n'existe pas de bons ou mauvais antiseptiques à appliquer sur une plaie, il n'existe pas de bons ou de mauvais désinfectants pour traiter une surface. Il n'y a que de mauvaises indications (produit mal choisi en fonction des objectifs) ou des erreurs d'emploi, lorsque le produit est utilisé trop concentré, trop froid ou non conforme aux indications du fabricant.
En dehors d'un contexte infectieux, il est difficile pour un éleveur de vérifier par lui-même l'efficacité d'un produit puisque l'action se passe à une échelle microscopique.
Une structure spécialisée (laboratoire INRA de Fougères contrôlant les normes AFNOR) travaille dans ce domaine sous l'égide du ministère de l'Agriculture pour délivrer des homologations aux produits nouvellement proposés à la mise sur le marché.
Son indépendance permet de lui faire confiance et donc de choisir des désinfectants ayant un numéro d'homologation, un agrément de la D.S.V. et, si possible, une action virucide homologuée.
Actuellement, sur 314 spécialités désinfectantes homologuées pour les traitements bactéricides dans les locaux d'élevage, seules 76 sont autorisées pour les traitements virucides.
Lecture d'une composition
Les dénominations des désinfectants permettent par leur consonance de reconnaître la famille d'appartenance du produit.
Par exemple, et sans être un chimiste averti, on pourra, par la simple lecture logique des compositions, classer le 2-benzyl-4- chlorophénol parmi les phénols de synthèse, le terpinéol parmi les huiles essentielles, le bromure de lauryl-dyméthyl-benzyl-ammonium parmi les Ammoniums quaternaires, la polyvinyl-pyrrolidone iodée parmi les iodophores, etc.
Le tableau "choix des désinfectants" reprend les utilisations possibles des désinfectants en fonction de leur mode d'action.