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Accueil  >  Encyclopédie  >  Elevage félin  >  La croissance et le développement du chaton  >  La croissance du chaton  >  Facteurs environnementaux influant sur la croissance du chaton
06/11/2001
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Facteurs environnementaux influant sur la croissance du chaton


Les facteurs extrinsèques constitués par l'environnement au sens le plus large sont représentés essentiellement par l'alimentation de la mère puis du jeune, modulée par les conditions sanitaires et sociales (conduite d'élevage, cadre de vie et qualités maternelles).

L'ambiance de la maternité

On regroupe sous ce terme à la fois l'hygiène de la chatterie et le stress environnant. La période d'allaitement est exigeante pour la mère et sensible pour le chaton. L'hygiène doit donc être stricte, dès la période précédant la mise bas, et doit concerner à la fois le matériel mis à disposition de la chatte et les locaux de la maternité. Une hygiène médiocre va fragiliser la mère et la portée. Par ailleurs, lorsque la chatte est dérangée constamment, la tétée en pâtit.

La croissance du chaton se réalise, comme pour tous les jeunes, durant le sommeil. Durant ses premiers jours de vie, le jeune dort presque continuellement, et tète lorsqu'il est réveillé par le léchage de sa mère. En grandissant, le chaton va passer plus de temps à jouer et explorer son environnement, et moins de temps à dormir. Néanmoins, la qualité de son sommeil conserve un rôle très important. Par ailleurs, sous l'effet du stress, certaines hormones sont sécrétées pouvant perturber gravement l'équilibre endocrinien et la croissance. Ainsi, un environnement générateur de stress peut-il troubler le bien-être des jeunes, en plus de celui de leur mère, et compromettre une croissance qui s'annonçait optimale. L'environnement du nid et de la portée doit être préservé des bouleversements de l'habitation, de trop grands changements de température, de présences inhabituelles...

La taille de la portée

Les portées nombreuses sont globalement constituées de chatons plus légers que les portées de taille réduite. Cette différence de poids tend même à augmenter pendant les premières semaines de vie : qui dit portée nombreuse, dit quantité de lait à partager en un plus grand nombre de chatons. Les jeunes venant de portées nombreuses (6 chatons ou plus) sont plus légers jusqu'à environ 2 mois. Ce n'est qu'après le sevrage, lorsque le chaton reçoit une alimentation solide, que cette différence tend à s'atténuer.

Les facteurs nutritionnels

L'alimentation de la mère durant la gestation influe sur le poids de naissance et la viabilité des chatons. De la naissance au sevrage, l'alimentation du jeune se résume au lait maternel. Sa qualité et sa quantité sont donc des facteurs déterminants de la croissance et de la santé des chatons. Il faut donc considérer à la fois l'alimentation maternelle et l'alimentation du jeune.

La malnutrition maternelle se traduit tout d'abord par une perte de poids de la chatte. En effet, la priorité étant les petits, l'organisme de la mère va initialement jouer un rôle tampon. Les réserves maternelles sont utilisées à la formation du lait. L'effet suivant est une diminution de la quantité de lait produit. Une chatte nourrie à volonté durant la période de gestation-lactation retrouve son poids initial (avant gestation) au moment du sevrage (6-7 semaines après la naissance des chatons). Lorsque la chatte ne reçoit que 50 % de ses besoins depuis 5 semaines avant la mise bas jusqu'à la fin de la lactation, elle perd jusqu'à 33 % de son poids initial. La conséquence de cette malnutrition maternelle est en premier lieu un manque d'attention envers les chatons, la chatte est plus irritable lorsqu'ils essaient de téter. Cette altération du comportement maternel, ajoutée à la malnutrition des jeunes, compromet l'avenir de la portée.

La malnutrition des jeunes durant la période d'allaitement peut avoir plusieurs causes : la malnutrition de la mère, nous venons de le voir, mais aussi une lactation très insuffisante (portée très nombreuse, mère produisant peu de lait) ou des tétées insuffisantes (mère ne laissant pas téter suffisamment, chatons trop nombreux, environnement stressant, pas assez calme...). Dans tous les cas, les chatons dépérissent rapidement. On observe une déshydratation, une hypoglycémie, une hypothermie, puis la mort survient.

Plusieurs phénomènes expliquent ce dépérissement très rapide. Le foie du chaton n'est pas encore capable d'assurer les fonctions métaboliques telles que la synthèse massive de glucose. Ce dernier provient chez le très jeune de la digestion du lactose. L'hypoglycémie, lors de la sous-alimentation, est donc inévitable. Les reins du chaton sont immatures à la naissance. Le nouveau-né n'a donc pas encore la capacité de réguler les flux d'eau et de minéraux. Il lui faut, par conséquent, boire souvent de petites quantités. Tout facteur limitant la tétée l'expose donc à une déshydratation rapide.

Le jeune chaton, et a fortiori le nouveau-né, ne possède pas de réserves graisseuses permettant de lutter contre des températures trop basses, et est incapable de réguler sa température corporelle. L'ingestion régulière et suffisante de lait et les soins maternels pendant la tétée (léchage) et au nid (chaleur de la mère) sont autant de facteurs indispensables pour éviter l'hypothermie. La température rectale des chatons doit être surveillée, en particulier si leur poids stagne d'un jour à l'autre.



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