Comme tous les félins (ou Félidés), le chat est un carnassier. Son régime est plus exclusivement carnivore que celui du chien. Pour chasser ses proies, il est capable de mobiliser ses 279 os et ses 30 dents avec force, vitesse et précision. Il a développé une musculature très puissante, s'appuyant sur un squelette bien adapté au saut, à l'escalade et au combat. Il développe une force considérable par rapport à son poids, dans un laps de temps très bref. En revanche, il ne peut pas maintenir cet effort très longtemps : comme tous les félins, le chat manque d'endurance ! D'un bond, il atteint des hauteurs impressionnantes par rapport à sa taille ; s'aidant au besoin de ses griffes, il peut ainsi grimper le long d'un tronc d'arbre vertical. Le chemin inverse lui pose cependant une difficulté parfois insurmontable : un chat apeuré qui s'est hissé au sommet d'un arbre peut être totalement incapable d'en redescendre.
Les muscles locomoteurs
Ils sont appelés muscles striés, en raison de l'aspect microscopique de leurs cellules. Ils sont composés de faisceaux de cellules riches en myofibrilles, sortes de petits filaments qui, en coulissant les uns sur les autres, entraînent un raccourcissement de la cellule et la contraction du muscle. La force contractile est alors transmise aux os par les tendons, qui forment des cordages fibreux s'insérant à la surface de l'os. Chaque contraction musculaire est provoquée par une excitation en provenance du système nerveux. Une cellule nerveuse, ou neurone, commande plusieurs dizaines de cellules musculaires, l'ensemble constituant une unité motrice.
L'énergie nécessaire à la contraction provient d'un carburant chimique nommé ATP (adénosine triphosphate). L'utilisation normale de ce composé nécessite de l'oxygène. Dans les cas où le débit sanguin ne couvre pas les besoins en oxygène, l'ATP est utilisé différemment, et des sous-produits, comme l'acide lactique, s'accumulent dans le muscle et le sang, entraînant de la fatigue et l'impossibilité de poursuivre l'effort. Le muscle est un moteur dont le rendement n'est pas optimal. Seulement 25 % de l'énergie utilisée est transformée en déplacement, le reste se dissipant sous forme de chaleur.
La coordination de la contraction des différents groupes musculaires est une condition importante de la réussite d'un combat. Chez le chat, cette orchestration par le cerveau et le cervelet est très efficace, permettant des gestes d'une très grande précision, même à grande vitesse, et des changements rapides dans la direction d'un mouvement.
Ses doigts sont au nombre de cinq pour le membre antérieur et de quatre pour le postérieur. Souples et extensibles, ils permettent des déplacements totalement silencieux : les coussinets jouent le rôle d'amortisseurs et les griffes sont rétractiles. Cette rétractilité est gênante lors d'une course sur terrain plat (les griffes d'un chien, par exemple, lui servent de crampons), mais supprime tout bruit. Protégées par leur étui et n'étant pas soumises à une usure permanente, les griffes restent courbes et très effilées : ce sont des armes redoutables. Il faudra veiller, cependant, à ce qu'un chat trop sédentaire puisse avoir accès à un support lui permettant de les user et de les égaliser.