Nos voisins italiens ont au moins un point commun avec les Français : avec 157 675 chiots inscrits au Livre des origines italien en 2001, le chien de race se porte bien. L’ENCI gère la cynophilie de ce pays où les aptitudes utilitaires ne sont pas oubliées…
Pas d’ostracisme chez les Italiens. Vous ne trouverez pas une suprématie des races italiennes dans le Top 20 des naissances déclarées ! Ici, ce sont les races allemandes, notamment le Berger Allemand, Boxer, Dobermann, Rottweiler et Dogue Allemand qui ont la cote. N’oublions pas cependant les chasseurs, avec un Setter Anglais et un Epagneul Breton qui alignent des naissances record et s’adjugent les 2e et 3e places du Top 20.
Dans le Top 10, vous ne trouverez aucun « mini », mais des chiens de taille moyenne ou au-dessus de la moyenne, à vocation essentiellement utilitaire. La seule race italienne à intégrer ce Top 10 est un chien courant, le Segugio, qui a la faveur des veneurs. Si le « beau chien » et l’esthétique ne sont pas oubliés en Italie, l’utilité et le sport canin ne sont jamais très loin. En particulier, en ce qui concerne les chiens d’arrêt. En effet, le groupe le plus imposant, le Groupe 7, représente le quart des effectifs. Il compte deux leaders, le Setter Anglais et l’Epagneul Breton. Soulignons, pour le premier, que l’élevage italien a toujours privilégié le chien de field. En France, l’un des étalons majeurs de ces quinze dernières années, est l’importé d’Italie, Almer, qui a marqué profondément la sélection française du Setter Anglais. Le récent Championnat d’Europe du Setter se déroulait en France, les 31 mars et 1er avril. Le CACIT Grande Quête a été remporté justement par un concurrent italien, Romario Del Dianella, conduit par M. Tognetti.
Le « petit breton » monte sur la troisième marche du podium des races les plus représentées. Il se permet de passer un autre continental, le Braque Allemand (classé 7e) et surtout, une vedette anglaise historique dans la sélection italienne, le Pointer. Particularité locale, l’utilitaire l’emporte sur le look. Confirmation de cette tendance, la situation du Braque de Weimar qui aligne 1000 naissances en France mais qui ne comptait que 61 chiots inscrits en 2001 en Italie. Ici, un chien d’arrêt est d’abord, un chien de travail !