Lors du récent Championnat du Monde de Mondioring, l’équipe de France s’est particulièrement distinguée en accaparant les trois premières places du podium. Vincent Porcu, patron de la discipline au sein de la FCI, a accepté de nous raconter ces trois journées passionnantes et particulièrement réussies pour l’équipe de France.
C’est à Nodebais, à 15km de Wavre que se sont retrouvées les meilleures équipes de la planète dans la discipline la plus internationale, le Mondioring. Il s’agissait, les 11, 12 et 13 octobre, du Championnat du Monde avec 18 pays en compétition, dans le pays même où avait été organisé le premier concours de la discipline, en 1987. Comme le soulignaient les organisateurs, en partenariat avec leur sponsor Royal Canin, « Le mondioring est pour les spectateurs un divertissement, pour les participants un jeu aux difficultés progressives, pour les passionnés de dressage, un sport de compétition ».
Les choses avaient pourtant particulièrement bien commencé et se sont merveilleusement bien terminées; mais l'entre-deux laissera dans l'esprit du public présent des points d'interrogation pour le moins difficiles à satisfaire.
Dès le vendredi midi nous savions que Ned des Montagnes d'Alaric à Frédéric Bouchon, en Echelon 1, ne pouvait plus être rejoint avec un pointage de 197 points sur 200.
L'échelon 2, quant à lui, devait nous apporter notre première surprise, suivie d'une grande déception. En effet après contrôle des carnets de travail par le jury, il est apparu que notre représentant en catégorie 2, Raphaël Toussain et son chien Rony ne pouvaient prétendre entrer dans le classement car ils avaient participé à un concours en échelon 3 quelques mois auparavant; les règles internationales dans ce domaine se différenciant de nos règles nationales. A savoir que s'il faut, en France, deux concours à plus de 300 points pour être effectivement en Echelon 3, un seul suffit sur le plan international. L'excellent pointage de 279 qui la plaçait à 28 points de sa suivante immédiate, ne permirent plus désormais à l'équipe de Bar-le-Duc de concrétiser son rêve : revenir en Meuse avec un titre de Champion du Monde. Mais dans le cœur de tout le public réuni autour du ring où se déroulait ce Mondial, le doute n'existait pas, comme il n'existe pas non plus dans notre esprit. Rony et Raphaël ont bien été cette année l'équipe la plus performante du monde dans cette catégorie !
C'est sur cette désillusion, mais néanmoins satisfaction, que la première journée de ce Mondial s’est terminée. Le climat sain et l'esprit d'union qui animent l'équipe de France faisaient chaud au cœur. Autour du repas, ce vendredi soir, chacun faisait des pronostics, en se gardant, bien sûr, de ne pas vendre la peau de l'ours avant…
Les concurrents et les chiens qui formaient l'équipe française cette année donnent à penser que tous les espoirs sont permis, même si le Championnat du Monde 2000 à Mulhouse, jugé par un jury belge, nous a laissé un tel goût amer que la méfiance était omniprésente cette année. Pourtant, tant le comportement du juge français que celui des HA lors du championnat 2001 à Asti, devait nous "garantir" une certaine réciprocité quant à l'intégrité et l'impartialité du jury.