Il pourrait sembler à certains déplacé de s’intéresser aux chiens et aux chats impliqués en tant que victimes dans une situation de catastrophe telle que celle de New York, ou tout tremblement de terre, cyclone, etc. Il n’en reste pas moins que le devenir même de ces animaux est maintenant pris en compte par les experts, car parfois lourd de conséquences tragiques sur les vies humaines.
L’animal de compagnie est non seulement un fait sociologique, il est également un être vivant qui fait partie, à tort ou à raison, de la maisonnée, de la famille, souvent sorte de ciment de l’unité indissociable que constitue cette dernière.
Ainsi, des études américaines conduites par le Professeur Sebastian Health, de l’université de Purdue, ont montré que le simple fait de retrouver et de ramener à des victimes gravement blessées leur animal de compagnie était susceptible d’améliorer de presque 30% le taux de survie à long terme de celles-ci.
On sait aussi que lors d’évacuations d’urgence, certains propriétaires d’animaux refusent de quitter les lieux car il n’a pas été prévu d’évacuer leur chien ou leur chat, d’autres revenant même ensuite au mépris des règles de sécurité les rechercher et y laisser leur vie !
On comprend mieux dès lors que des actions dédiées (recensement des animaux retrouvés, prise en compte des animaux non évacués dans les buildings environnants) aient été mis en place à New York par certains vétérinaires, aidés par des structures de protection animal américaines (ASPCA, HSUS), sous le strict contrôle bien sûr des autorités de secours.