A l’occasion de la présentation de sa nouvelle gamme de produits pour chats d’intérieur, Indoor 27, Royal Canin a présenté les résultats d’une étude consacrée au mode de vie des chats en France.
Cette enquête menée auprès d’un échantillon de 400 propriétaires de chats (Service consommateur Royal Canin), a été jumelée avec une étude ADIV menée auprès de 800 propriétaires de chats, échantillon représentatif de la population française.
Selon les chiffres d’une enquête FACCO-SOFRES en 2000, la France compte désormais 9 millions de chats contre 8 millions de chiens. La population féline a progressé de 10% en 5 ans.Le chat présente, il est vrai, de nombreux atouts qui expliquent cette progression :
- Il génère moins de contraintes au quotidien (sorties et promenades), il est naturellement propre, sa taille est modeste et il entraîne des frais d’entretien limités.
- Il présente des avantages « relationnels », pas d’éducation ou de contrainte sociale, un caractère indépendant et câlin à la fois et une maîtrise facile par son propriétaire.
Si 60% des foyers accueillent un seul chat, 20% en possèdent deux et 3% en abritent sept et plus. Les « gouttières » forment le gros du bataillon avec 88% de la population féline. Parmi les 12% de chats de race, les Persans arrivent largement en tête avec 68%, suivis des Siamois avec 15%, des Chartreux (9%), des Sacrés de Birmanie (5%), puis, loin derrière, les Chats des forêts norvégiennes (2%), les British shorthair (2%) et les Maine Coon (1%). Les autres races (plus d’une cinquantaine !) se partagent les 5% restants.L’arrivée du chat dans la maison diffère selon l’identité du chat, en effet, 45% des gouttières sont donnés et 51% recueillis, alors que les Persans sont achetés dans 68% des cas (pourcentage qui tombe à 38% pour les autres races).
Le chat fut autrefois un vrai rural. Il hantait les granges et les abords des fermes qu’il débarrassait des rongeurs. Il a accompagné le mouvement d’urbanisation de la population et il est désormais un authentique citadin. Etrangement, le chat n’est guère parisien. En effet, la région capitale qui accueille 20% de la population humaine n’accueille que 10% d’entre eux. Le biotope privilégié du chat est donc la petite ville, 20 000 habitants et moins. Elles abritent 63% d’entre eux.
Le chat est devenu un animal d’intérieur, 88% passent leurs nuits à l’intérieur, contre seulement 9% à la belle étoile. Peu sortent à leur guise (moins de 3%), mais 68% des gouttières et 58% des chats de race bénéficient d’une cour ou d’un jardin. Un chat sur trois ne sort jamais.17% des foyers sont équipés de chatières qui libèrent les maîtres de la corvée de l’ouverture ou de la fermeture des portes, tandis que 14% des chats sont promenés en laisse.
Même lorsque les chats ont accès à l’extérieur, ils disposent pratiquement toujours d’un bac à litière : 94% des foyers « chat » en sont équipés (90% à la campagne, 99% en appartement). Le bac est utilisé quotidiennement par 87% des chats.
Pour ce qui est de son emplacement dans la maison, la cuisine arrive en tête (30% des cas), suivi de lieux plus retirés ou isolés, tels escaliers, couloirs et recoins (14%), garage (9%), toilettes (7%), et même jardin (11%).
Côté équipement, 58% des bacs sont à couvercle et 20% ont une porte.
Dans 48% des cas, la litière est changée une fois par semaine au moins, et nettoyée chaque jour par le maître dans 57% des cas (45% la remettent à niveau et 32% la changent intégralement). 36% des propriétaires utilisent de la litière parfumée.
Avoir un ou plusieurs chats chez soi génère des nuisances. Lorsque l’on demande aux propriétaires de les exprimer, les odeurs désagréables (litière, excréments) viennent en seconde position avec 35% de citation, juste derrière les pertes de poils (39%) et devant les griffures sur les meubles (34%). La régurgitation des poils ingérés vient en quatrième position (18%).
Ces nuisances découlent, pour l’essentiel, du mode de vie des chats en appartement. Une activité faible, une température constante, des rythmes diurnes décalés par rapport au soleil, amplifient les risques de surpoids (qui atteint 28% des chats), entraînent une paresse digestive (selles molles et odeurs de fermentation nauséabondes) et une mue constante (régurgitations de poils).