Vous croyez que votre chat adoré, bien au chaud à la maison et nourri comme un prince avec des aliments de choix, n’a plus besoin d’être vermifugé. Erreur, les helminthes sont rusés et où qu’il vive, Minet est menacé !
La vie d’un chat d’intérieur n’a plus grand chose à voir avec celle des animaux qui vont et viennent, chassent, font de félines rencontres et sont parfois contaminés par leurs congénères. Pourtant, le cycle de vie des helminthes - autrement dit des vers - est tel qu’un chat vivant seul depuis longtemps peut parfaitement être contaminé.
La première cause d’infestation chez les chatons est due à un ver rond appelé ascaride qui se localise dans l’intestin grêle où il forme des pelotes irritantes. Particulièrement « rusé », l’ascaride cache ses larves dans les tissus musculaires et mammaires de la chatte pour se « réveiller » en fin de gestation et contaminer les chatons lors de la tétée. De plus, chaque ver adulte peut pondre jusqu’à 24 000 œufs par jour. Ils résistent au froid et à la plupart des désinfectants, et représentent une menace possible pendant plusieurs années (1). Dans ces conditions, comprenez que le chaton en pleine santé que vous avez ramené chez vous à l’âge de 3 mois a toutes les bonnes raisons du monde d’être contaminé par des ascarides, même si son éleveur l’a consciencieusement vermifugé. A fortiori, un bébé chat recueilli dans la rue ou élevé chez quelqu’un ignorant de ces questions pourra être infesté au point que sa vie soit en danger. Votre vétérinaire vous indiquera le vermifuge le plus adapté à l’âge, la condition physique et le poids de votre chaton. Les prises de vermifuge devront être mensuelles jusqu’à la première année. Devenu adulte, la vermifugation sera semestrielle.
Après les ascarides transmis par la mère et conservés bien au chaud dans ses muscles, les helminthes les plus souvent rencontrés chez le chat, et ceux qui le mettent le plus en danger, sont les ankylostomes et le ténia. Tous les deux sont transmis par l’ingestion de puces lors de léchages du chat par lui-même ou par d’autres chats, d’où l’intérêt de traiter contre les parasites externes très régulièrement. Dans ce cas, les chats les plus menacés sont bien ceux qui sortent et qui mangent leurs proies.
(1) Guide pratique de l’élevage félin, Bernard Marie Paragon, Elise Malandain, Catherine Kretz. Editions Aniwa Publishing