L'identification génétique des chiens est un domaine qui va connaître un développement certainement considérable ces prochaines années. La SCC est actuellement en négociation avec les laboratoires afin de définir un cahier des charges de cette identification génétique. Or... constat de l'éleveur que je suis : les éleveurs, ou les particuliers possesseurs de chiens, ne sont pas consultés.
Pourtant nous sommes directement concernés par ce sujet qui risque de nous être imposé dans un avenir relativement proche puisqu’il y va en effet de la volonté de la SCC et du législateur. Il suffit pour s'en convaincre de lire les différents rapports publiés sur le monde canin ces dernières années: du rapport Coperci aux études réalisées sur le trafic animal.
Pire même, devrais-je dire, beaucoup de professionnels du monde canin pratiquent ce que l'on peut appeler un lobbying en faveur de l'identification génétique sans même en connaître les implications, ni même être capables d'en expliquer les mécanismes. Ce qui est un comble, j'ai pourtant les témoignages d'éleveurs pour preuves.
Je pense que la démarche est grave et dangereuse quand on sait que certains clubs ont déjà intégré cette notion d'identification dans leur grille de sélection alors que le cahier des charges n'a pas encore été constitué.
J'ai étudié le sujet. J'ai créé un dossier que je pense être très complet et qui ne peut être contesté techniquement parlant car il a fait l'objet d'une évaluation par un des 3 laboratoires français qui réalisent cette identification. Lu et approuvé pourrait-on dire.
Aux pages consacrées à la technique de la réalisation d'une empreinte génétique, j'ai rajouté des pages que l'on peut qualifier de philosophiques mais qui traitent justement des différents problèmes et attentes vus de l'éleveur.
Etant éleveur de Colleys, je m'en suis entretenu avec JP Kérihuel, président du Club, mais aussi trésorier de la SCC. Il est tout à fait favorable aux idées que j'ai pu lui exposer:
L'identification génétique induit une idée de qualité. Il me semblerait donc logique de créer une charte éthique sanctionnée d'un label qualité.
Le prélèvement de cellules sur la face interne de la joue d'un chien ne demande pas de compétences particulières et peut-être réalisé par toute personne.
Le recours à un vétérinaire n'est donc pas nécessaire, sauf que la certification du prélèvement doit être établie.
J'ai donc proposé à JP Kérihuel que les juges déclarés, ceux qui officient tous les week-end dans les expositions, puissent aussi faire cette certification de manière gratuite...Tout comme ils réalisent les confirmations. La SCC garde ainsi une présence dans un processus qui la concerne au premier chef.
Les éleveurs, pour leur part, ont un moyen facile et gratuit pour faire certifier des prélèvements. Il n'est, en effet, pas souhaitable que seul le corps des vétérinaires soit autorisé à réaliser cette certification. Tout monopole étant par nature propice aux dérives préjudiciables au consommateur: en l'occurrence l'éleveur dans notre cas présent. Cette proposition a été retenue par JP Kérihuel.
Il est essentiel que les éleveurs s’intéressent davantage à cette question alors que tout est possible aussi longtemps que le cahier des charges n'aura pas été publié.