L'explosion de l'usine pétrochimique AZF de Toulouse a libéré un nuage toxique dont la nature n'est pas encore totalement déterminée. Le risque éventuel d'atteinte concernant également les animaux de compagnie de la région concernée, nous vous proposons de suivre quelques conseils vitaux.
Suite à l'explosion semble-t-il accidentelle d'une usine pétrochimique, qui vient de tragiquement secouer la région toulousaine, il apparaît important que les propriétaires d'animaux de compagnie mettent en oeuvre les mesures préventives suivantes, en l'absence de confirmation de la non-toxicité du nuage chimique dégagé. Cette usine du groupe ATOFINA était en effet spécialisée dans la production d'engrais azotés, avec une possibilité de concentration en ammoniac dans le nuage qui a fait suite à l'explosion et que les vents poussent vers la ville de Toulouse.
- Maintenir autant que faire se peut hommes et animaux en milieu confiné, c'est-à-dire à la maison, portes et fenêtres fermées; - Eviter dans l'immédiat d'abreuver les animaux avec l’eau du robinet, en leur fournissant pour eau de boisson de l'eau minérale en bouteille; - Eviter d'exciter, stresser, ou faire courir chiens et chats, afin qu'ils respirent au maximum par le nez. La muqueuse des cavités nasales permettant de retenir une part importante des particules du nuage, l'atteinte des bronches et des poumons est ainsi évitée ; - En cas d'atteinte des voies respiratoires par une éventuelle substance toxique de type ammoniac ou dérivé, il convient de ne pas s'affoler: les premiers symptômes correspondent pour l'animal à une toux qui ressemble à celle rencontrée dans toute infection respiratoire. Si les symptômes ne s'aggravent pas rapidement, ils vont régresser d'eux- mêmes dès lors que l'organisme va réparer par lui-même les lésions induites ; - Si les symptômes s'aggravent (halètement de plus en plus important, difficultés respiratoires -l'animal tend son cou et souffre visiblement-), il convient alors de se rendre en urgence chez le vétérinaire le plus proche. Selon le CODIS de Toulouse (Centre Opérationnel départemental d'Incendie et de Secours), le risque d'atteinte demeurerait limité puisque les prélèvements d'air effectués font état d'une contamination en ammoniac de 5ppm (parties par million) alors que le seuil de réelle dangerosité est de 500ppm.