" Nous n’arrivons pas à soigner notre chatte d’un fibrosarcome malgré tousnos efforts."
Voici des extraits du courrier :
« Tout a commencé en février 2000 lorsque nous avons détecté chez notre chatte Bleuette une petite boule sur le haut du flanc. Il s’agissait d’un fibrosarcome. Notre vétérinaire nous a proposé d’enlever cette boule et de traiter la zone en posant un fil d’iridium pour éviter une récidive. Cette technique est pratiquée par le docteur Devauchelle, à l’ENV de Maisons Alfort et nous avons fait traiter notre chatte en juillet 2000. Mais une nouvelle boule est apparue. Nous avons procédé à une radiothérapie qui n’a pas empêché l’apparition d’une nouvelle tumeur. Mais la chatte allait mieux, nous avons continué les traitements, une cinquième tumeur s’est développée dans la zone traitée. Que faire ? On nous propose l’homéopathie, ou de l’interferon. »
Réponse de Laetia Barlerin, docteur vétérinaire :
Le fibrosarcome est une tumeur cutanée maligne qui se présente généralement sous forme d’une masse sous-cutanée dure ou molle mais indolore. Bien connue par les vétérinaires de par sa fréquence, elle fait l’objet de nombreuses études dans le monde entier. Effectivement, plusieurs traitements existent ; aucun n’apporte une garantie de guérison car la tumeur a la fâcheuse tendance à récidiver et, dans les cas graves, à métastaser. Le choix thérapeutique dépend de la nature même de la tumeur (plusieurs types existent), de sa localisation, de son extension, de l’animal… La chirurgie associée à une radiothérapie interstitielle (fils d’iridium in situ) est actuellement le traitement de choix. Son efficacité dépend de plusieurs facteurs comme la taille de la tumeur. Le pronostic est d’ailleurs meilleur quand la tumeur est inférieure à 3 cm. La chimiothérapie est réservée aux fibrosarcomes métastasants. L’interféron, pas plus que l’homéopathie, n’ont montré leur intérêt pour le traitement des récidives. L’immunogénothérapie – par injections de cellules productrices d’interleukine, un immunostimulant – est le traitement d’avenir, malheureusement encore au stade des essais. Dans le cas de Bleuette, le Dr Devauchelle est l’interlocuteur privilégié : il connaît d’autant mieux cette affection qu’il est l’un des instigateurs du groupe de recherche français sur le fibrosarcome. Faites-lui confiance et bon courage.