26 novembre 2001, salle de conférence de l’UMES. Une cinquantaine d’éleveurs ont répondu à l’invitation de l’Unité de Médecine de l’ Elevage et du Sport pour assister à la Conférence du Dr Eloise André sur le thème « Le parasitisme chez le chiot au moment du sevrage ».
Neuf fois par an, sur un rythme de deux conférences consacrées au chien pour une consacrée au chat, l’UMES invite des éleveurs pour assister aux conférences ayant trait aux problèmes de l’élevage canin ou félin. Lundi soir, à 20H30, la salle de conférences était pleine. Le thème était à la hauteur des attentes et des espoirs des éleveurs qui sont pour la plupart confrontés, de façon récurrente, au parasitisme interne chez le chiot. L’intervenant, le Dr André débuta son exposé en expliquant que l’objectif de l’étude - qu’elle détailla ultérieurement - était de répondre à une question simple d’apparence : Existe-t-il une relation entre le sevrage et le parasitisme chez le chiot ?
Pour y répondre, le Dr André expliqua qu’une vaste étude de terrain avait été initialement entreprise. A partir d’un échantillon d’éleveurs, la définition d’un mode de recueil des selles en vue d’examens microscopiques avait débuté le processus de l’étude. A partir de cet échantillon représentatif basé sur 10 élevages, 54 portées et 140 prélèvements effectués, les observations puis les conclusions ont été développées, avec en appui, des tableaux récapitulatifs détaillés de l’étude. Pour confirmer tout l’intérêt du problème soulevé, l’intervenante souligna que « 98% des portées étudiées présentaient au moins un prélèvement positif ». C’est-à-dire qu’au moins un chiot de la portée était contaminé. Ramené au niveau de l’ensemble des chiots testés, le taux de prélèvements positifs descendait à 78,6%. Soulignons que trois périodes ont été étudiées par rapport à celle du sevrage qui, rappelons-le, consiste à séparer les chiots de leur mère : 8 jours avant, 8 jours après et 15 jours après. La prévalence était très différente selon le type de parasite étudié (Isospora Canis, Isospora ohioensis…). Après l’analyse commentée des différentes statistiques, le Dr André rappela fort à propos tout les éléments distinguant les quatre espèces majeures de parasites recensées et leur expression clinique. Ensuite, elle rassura l’assistance en rappelant que les moyens de lutte associaient des méthodes classiques (hygiène, planning de vermifugation…) à des méthodes particulières (lavage des lices, ne pas commencer le sevrage trop tôt pour qu’il n’y ait pas de brusque rupture immunitaire, etc.). En résumé, une conférence passionnante sur un thème méconnu mais malheureusement vécu dans la plupart des élevages. Si vous n’étiez pas à cette conférence, contactez l’UMES afin, peut-être, de vous retrouver parmi les heureux élus car les places sont comptées et les éleveurs sont présents uniquement sur invitation. Notons qu’un buffet attendait les invités après une heure et demi d’intervention et de débats.