L’Association Lévriers en Détresse a fait prendre conscience aux Français du sort pitoyable réservé aux « coursiers déchus », la majorité provenant d’Irlande et d’Espagne. Son combat continue plus que jamais…
Depuis sa création, Lévriers en Détresse se bat pour le sauvetage des lévriers martyrs d'Espagne. Ces chiens de course ou de chasse connaissent un sort atroce. Maltraités, exploités, dopés, abandonnés ou massacrés par leurs propriétaires, ils sont, heureusement, secourus aujourd'hui par tout un réseau d'associations européennes. Mais le sauvetage n'est pas un but "en soi". Le véritable objectif de Lévriers en Détresse et d'autres associations est de faire cesser cette barbarie. Par l'éducation du public, mais aussi en intervenant pour que ces pratiques jusqu'alors dissimulées soient révélées et provoquent des réactions au plus haut niveau.
Certains s'interrogent, se demandent si l'action des associations de défense est efficace : la réponse est "Oui", résolument "Oui". Les professionnels des courses (et du tourisme…) craignent avant tout la publicité négative… La preuve ? L'industrie britannique des courses de lévriers a compris aujourd'hui qu'elle doit prendre en compte la retraite des lévriers sous peine de retombées de plus en plus négative sur son image.
Le site Internet officiel du British Greyhounds Racing Board, comporte « enfin » une partie "Adoption": on y trouve des informations qui; replacées dans leur contexte (c'est le site des professionnels) donnent une idée du problème : plus de 9000 coursiers sont mis «à la retraite » chaque année en Grande Bretagne. Pour les animateurs de ce site, de nombreux propriétaires les adoptent dans leur maison ou trouvent des solutions pour qu'ils vivent leur retraite dans un chenil. Mais beaucoup n'ont pas cette chance (beaucoup…) et connaissent un sort fatal (a worse fate). Et de poursuivre en indiquant qu'ils incitent les propriétaires à prendre sérieusement leurs responsabilités envers leurs chiens et encouragent le public à prendre des Greyhounds retraités comme animal de compagnie (we also encourage the public to consider taking on retired greyhounds as family pets).
Cet appel aux propriétaires, qui constitue un aveu formel des pratiques que nous dénonçons, est le résultat du travail des associations de défense des Lévriers de course. Mais il ne faut pas en rester là : il faut sauver plus de chiens, mais aussi imposer à l'industrie des courses de Lévriers de prévoir une retraite décente pour ces athlètes qui les ont enrichis. C'est aux gouvernements d'intervenir et de fixer les règles du jeu. C'est au public d'imposer aux gouvernants cette décision !