Les courses de lévriers, vous connaissez ? Au moins en avez-vous entendu parler. Compétitions sportives de grande classe, qui nous viennent d'Angleterre, elles existent également - à un moindre niveau - dans de nombreux autres pays. Mais après la course, lorsque le rideau tombe, le spectacle n'est pas fini…
Un spectacle répugnant que l'on cache au public mais qui a de quoi faire frémir. Les chiens réformés des courses sont sacrifiés dans d'atroces souffrances, faisant parfois l'objet de jeux cruels. Il est quelques personnes pour s'émouvoir de ce scandale. Une association, Greyhounds in Need, a vu le jour en Angleterre. En France, elle est relayée par Catherine Madry-Wojciechowski dont la toute jeune association, Lévriers en détresse, sauve Greyhounds et Galgos espagnols pour les replacer dans des foyers d'accueil.
Mais le problème n'est pas nouveau. En Irlande et au Royaume-Uni, les Greyhounds sont élevés en masse pour participer aux nombreuses courses se déroulant régulièrement sur les 70 cynodromes que compte la Grande- Bretagne. Outre les conditions d'élevage sur lesquelles il y aurait beaucoup à redire, les lévriers réformés des courses (leur carrière démarre à l’âge de 18 mois et se termine vers l'âge de quatre ans) sont bien souvent abandonnés. Eurogroup for Animal Welfare évoque les mauvais traitements infligés aux lévriers de course dès le milieu des années 80. En juillet 1999, elle publie un rapport accablant.
En Espagne, autre pays où les courses font rage, les Greyhounds sont parfois tout simplement abandonnés au soleil ou empoisonnés. D'autres sont battus, torturés, brûlés par des Gitans voulant "conjurer leur malchance au jeu". Des chiens ont été retrouvés pendus ou empalés. Ce déballage d'horreur ne vise qu'à faire prendre conscience du sort atroce réservé à ces animaux considérés comme des machines. Même sort est réservé aux Galgos, autre race de lévrier utilisée pour la chasse dans ce pays. Les chiens "sucios", c'est-à-dire sales parce qu’ils ne suivent pas correctement la piste des lièvres, outragent leurs propriétaires. Pour retrouver leur honneur perdu, les Galgueros les pendent de la façon la plus cruelle possible
Emue par un dossier envoyé par AnnFinch, responsable de l'association anglaise Greyhound in Need, Catherine apprend qu'il faut arriver à sauver au plus vite 11 chiennes en Espagne. Elle prend contact avec Christian Villard, responsable du refuge SPA des Baux de Provence, qui accepte de les accueillir. C'est le déclic qui va la pousser à créer son association, relais en France de l'association anglaise. L'association ne vit que par les cotisations de ses adhérents et par les dons, privés ou en provenance d'entreprises. L'association a ainsi recueilli près de 15000 francs, des vermifuges et produits anti-parasitaires offerts par un grand laboratoire, des couvertures et du matériel.
Vous aussi, vous pouvez aider Catherine Madry-Wojciechowski et son association Lévriers en Détresse par vos dons, ou en adoptant un lévrier. Tous les animaux sauvés effectuent d'abord un séjour de un à trois mois dans un centre de soins pour être réadaptés. Ils n'arrivent en France qu'après que l'on se soit assuré qu'ils sont en bonne santé et capable de retrouver une vie normale en famille.
Avant
Réadaptés, lévriers et galgos ainsi sauvés sont tout à fait capables de retrouver une vie normale dans leur nouvelle famille