Le calvaire des lévriers et la barbarie de ceux qui profitent de ce juteux commerce n’a malheureusement aucune frontière. C’est au tour de l’Espagne de rejoindre cette effroyable liste…
Chaque année en Espagne, la fin de la saison de chasse marque le début du calvaire pour plus de 8 000 lévriers. Abandonnés ou massacrés, aucun avenir pour ces chiens de chasse devenus inutiles et encombrants. Heureusement quelques personnes ont tiré le signal d’alarme et tentent tant bien que mal de venir en aide à ces milliers de chiens. Mais que faire face à une telle quantité de chiens abandonnés ?
42 d’entre eux ont été recueillis par une jeune association madrilène, mais les besoins sont largement au-dessus des possibilités de l’association qui manque de tout face à plus d’un millier de chiens errants. Le recours à une aide des autorités est impossible puisque celles-ci ne semblent s’intéresser en rien au sort de ces pauvres bêtes…Il faut donc agir très vite pour éviter que la faim et la maladie finissent de décimer les lévriers qui n’ont pas encore été massacrés par leurs propres maîtres. Les 42 lévriers seront accueillis dans plusieurs refuges et pensions, dans toute la France. Mais il faut organiser leur entrée sur le territoire et les transports vers les différents lieux d’accueil. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !La solidarité qui s’est exprimée lors de la fermeture du cynodrome de Rome a permis de sauver et de placer ces merveilleux chiens. Il faut désormais se mobiliser pour les galgos de Madrid !
Cette opération s'inscrit dans la lignée de celle organisée en octobre dernier pour sauver les Greyhounds du cynodrome de Rome. A cette occasion, plus de cinquante lévriers de course, laissés "sur le carreau" après la faillite du cynodrome de la capitale italienne, avaient été adoptés en France.Les Greyhounds sauvés par LED, avec l'appui de la Fondation Trente Millions d'Amis et la participation de plusieurs refuges et pensions privées un peu partout en France, coulent des jours paisibles. Mais tous gardent des séquelles psychologiques et physiologiques. Ainsi certains sont absolument terrifiés par le bruit d’un coup de feu qui évoque le signal du départ, d’autres sont restés extrêmement craintifs.Mais le plus grave, ce sont les séquelles du dopage. Trois lévriers ont payé de leur vie cette recherche du profit par la performance : dystrophie cardiaque, maladies rénales… Les autres, même s’ils sont d’une époustouflante beauté, portent en eux les conséquences des abus d’anabolisants, de cortisone et autres produits dopants : sang trop riche en globules rouges, problèmes diabétiques, fatigues cardiaques, etc.
Si les chasseurs espagnols qui abandonnent chaque année (quand ils ne les massacrent pas !) plus de 8000 lévriers sont des barbares, engoncés dans une tradition mortifère et indigne d’êtres civilisés, que dire des businessmen qui contrôlent le monde des courses commerciales, en Italie, en Espagne, en Angleterre, en Irlande, en Australie et en Nouvelle –Zélande. Ils planifient chaque année le massacre de plus de 100 000 Greyhounds de course. Des chiots de 18 mois constituent environ le tiers de leur « tableau de chasse » à moins qu’il ne faille parler de tableau d’amortissement : Car c’est d’argent qu’il est question, tout autour de la planète greyhound : Argent des éleveurs (en batterie, comme des poulets), argent des entraîneurs (comme dans le monde du cheval de course), argent des propriétaires (qui ne connaissent même pas le chien qu’ils achètent, seulement ce qu’il rapporte), argent des bookmakers, argent des cynodromes commerciaux où des gogos vont perdre leur paye et participent avec le plus total aveuglement à une entreprise qui pue la mort.
Heureusement, la France est encore protégée de cette engeance que certains appellent pourtant de leurs vœux. Comme certaine municipalité de l’Est de la France qui voudrait installer un cynodrome mouroir pour rentabiliser son parc d’attraction !Mais si nous sommes pour l’heure protégés de cette exploitation mortelle, les mauvais traitements existent aussi en France !
Il était une fois un éleveur du Sud-Ouest. Eleveur de whippets, Monsieur F. voudrait bien créer un cynodrome « professionnel » où des courses à PMU se dérouleraient en permanence. Il s’agite. Sans succès. Le temps passe, les affaires vont mal et monsieur F. tombe malade (dit-on). Loin de se préoccuper du sort de ses chiens, il s’en désintéresse, quelques personnes leur lancent de la nourriture, comme ils peuvent. Pas assez. Les chiens maigrissent, se battent pour des bribes de nourriture.Finalement c’est la mairie qui intervient. Les chiens sont retirés. Mais dans quel état ! Dénutris, couverts de blessure. Et les vaccinations ne sont plus à jour bien sûr !Grâce à un partenariat SPA-Lévriers en Détresse, les whippets survivants seront vaccinés, soignés, stérilisés et adoptés. Une dizaine de chiens, dont les âges s’échelonnent entre 5 et 10 ans.
Ces whippets viennent s’ajouter aux 42 galgos que LED doit sauver de la mort en Espagne.Lourde tâche ! Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !