C’est par la presse locale, Nice Matin du 25 novembre 2003, que la SPA a appris l’abandon par un berger à 2 000 mètres d’altitude et dans la neige d’un troupeau d’une centaine de brebis et d’un chien patou. La plupart des brebis ont péri et le chien patou a disparu. Accusé : le système des primes et non le loup !
La SPA a porté plainte contre ce berger pour acte de cruauté. Elle dénonce le système de primes qui soutient aujourd’hui la filière ovine dont la situation catastrophique a été mise en relief par un rapport du Sénat de 2002.
A cause de cela, le loup est bien souvent le bouc émissaire accusé à tort de prédations qui ne sont pas les siennes.
Concernant la protection des troupeaux de moutons par les bergers, le programme « LIFE Loup » élaboré par la DIREN PACA préconise une triple vigilance : la surveillance par le berger, la présence de patous (chiens de protection) et l’installation de filets de contention. La SPA demande que seuls les bergers respectant les trois principes de ce programme puissent bénéficier des primes accordées pour les animaux tués par des loups.
Tel qu’il est conçu aujourd’hui, le système de primes est une incitation à la fraude et aux abus, à l’apparition de « chasseurs de primes », peu soucieux de leurs troupeaux. Ces bergers jettent le discrédit sur l’ensemble de la profession.
C’est le processus tout entier qu’il faut inverser, privilégier le respect d’une cohabitation respectée et bien conçue entre le monde de l’élevage et de la faune sauvage : loups, ours, lynx.