Avec le concours de l’association Planète Urgence, Diane, âgée de 27 ans, a participé durant deux semaines à la vie du parc de la Pendjari au Bénin.
Dans le métro parisien, le regard de Diane Duffour est attiré par une publicité de Planète Urgence. Une tortue évolue sur un fond bleu avec l’accroche suivante : « Partez 15 jours compter les tortues…avant qu’elles ne disparaissent ». Intéressée et curieuse, elle retient le site Internet.
Très sensible aux problèmes d’environnement, même si dans la vie elle n’appartient à aucune association de défense ou de protection de la nature, Diane Duffour a conscience qu’il faut la protéger. Et puis l’Afrique, c’est son rêve. Mais elle ne veut surtout pas partir à sa rencontre comme une simple touriste. Diane Duffour a envie de travailler dans un parc, attirée par « l’envers du décor » et les animaux. La solution se présente à elle en surfant sur les différentes missions proposées par Planète Urgence.
Fin février, Diane Duffour et deux autres filles se retrouvent au parc de la Pendjari au Bénin situé en Afrique de l’Ouest. Leur principale mission : participer au suivi écologique du parc.
Pleines de motivation, de curiosité et d’envie de travailler, elles ne laissent pas indifférent le personnel du parc impressionné par tant d’énergie et de bonne volonté.Une première semaine s’écoule à parcourir les pistes du parc afin de recueillir des données sur la distance de fuite du Cobe de Buffon. Aide précieuse pour le service écologique, ces données leur permettent de recenser la population et de constater si la zone est stressée soit par les touristes, soit par le braconnage et de prendre des mesures pour sa protection.
La deuxième semaine, Diane Duffour et ses compagnes poursuivent leur travail, mais pratiquent en plus le photo-monitorage. Elles s’appliquent à baliser différents points d’eau situés dans le parc et à prendre des photos à 360° tout autour de la balise. Une technique qui sera renouvelée plusieurs fois avant la saison sèche. Le service écologie évalue ainsi les changements, comme l’impact de la sécheresse ou des pluies.Diane Duffour, pas plus que les autres volontaires, ne possède de compétences particulières. Ni biologistes, ni spécialistes de l’environnement, elles exercent leur métier dans le domaine de la banque. La jeune femme s’imaginait pourtant que la mission serait plus « scientifique ». Finalement, elles remplissent leur rôle à merveille et aident les équipes de surveillance et le service environnement à la sauvegarde du parc.
Bien accueillie et rapidement intégrée, Diane Duffour sort de cette mission enrichie de ses multiples rencontres avec les scientifiques. Elle souligne que du simple villageois au surveillant du parc comme au directeur du laboratoire, tous se sentent réellement impliqués et montrent un très grand intérêt à protéger la faune et la flore.Diane Duffour rapporte également dans ses bagages quelques anecdotes animalières. S’il est facile de rencontrer des antilopes, des babouins, des phacochères, il faut s’armer de patience pour rencontrer des éléphants ou des lions. Diane Duffour a eu cette chance.
Un soir, un troupeau de quinze éléphants est passé à 200 mètres de son hôtel. Et puis, le jour où elle a quitté le parc, c’est la rencontre avec la lionne. « C’était très tôt le matin. D’un seul coup sur la piste, apparaît une lionne. Elle marchait tranquillement. Toutes les trois, nous étions assises sur les fenêtres du véhicule. Nous l’avons suivie pendant 20 vingt minutes et à trois mètres distance. Elle nous regardait de temps en temps. Elle humait de chaque côté. Elle chassait. Elle cherchait sûrement une odeur d’animal. Puis à un moment donné, elle s’est couché sur la piste et elle a commencé à se rouler comme un chat. C’était génial ! Puis elle est partie. C’était un grand moment. »
Un mois et demi plus tard, Diane Duffour a la tête encore remplie de souvenirs. Elle est fière et heureuse de s’être rendu utile. Son temps libre, elle ne l’a pas perdu à ne rien faire confirmant le slogan de Planète Urgence « faîtes de votre temps libre un temps utile ». Déjà prête à repartir, elle a repéré une mission pour la sauvegarde des rhinocéros au Zimbawe.