Créé le 11 septembre 1961 pour la défense des espèces animales menacées, le Word Wild Life est aujourd’hui une organisation majeure pour la défense de l’environnement et des espaces sauvages.
Quarante ans, le bel âge, l’âge de la maturité et de la sagesse ! Quarante ans, c’est l’âge du World Wild Life, le fond mondial pour la nature et de son panda de Chine dont il a fait de la protection son cheval de bataille et son symbole. Depuis sa création, le WWF est devenu la plus grande ONG de protection de la nature. Pour fêter ses quarante ans, Bernadette Lafont est la marraine de Kouki, ourson des Pyrénées et Jacques Perrin dialogue avec Tippi : « Je te confie la nature… »
Le WWF a été créé le 11 septembre 1961 par 3 visionnaires - Max Nicholson, Sir Julian Huxley et Sir Peter Scott -, dans le but de récolter des fonds pour financer des activités de conservation d’espèces animales menacées. A cette époque, le zoo de Londres venait de recevoir Chi-Chi, un panda de Chine, l’un des animaux à la fois les plus attendrissants et les plus menacés par l’homme. La puissance symbolique de ce plantigrade noir et blanc est telle qu’il fut décidé d’en faire le symbole de la jeune organisation qui prit une stature internationale : Royaume-Uni, Etats-Unis, Suisse, France… L’idée était de travailler avec des organisations non gouvernementales déjà existantes et proches du terrain pour bénéficier de leur expérience et de leur savoir-faire. Les premiers financements allèrent à Birdlife International et à la Fondation Charles Darwin pour l’archipel des Galapagos.De nombreuses espèces ont bénéficié de l’attention du WWF. Parmi elles, le rhinocéros, l’antilope du Tibet, l’oryx d’Arabie, le cheval de Przewalski, le flamand rose, la tortue luth, le tamarin lion doré, l’éléphant d’Afrique ou le tigre. La réussite de ces sauvegardes repose en grande partie sur la concertation avec les pays concernés. Ainsi, le projet Tigre, lancé en 1973, basé sur la création de réserves naturelles, était-il mené conjointement avec le gouvernement indien. En 17 ans, la population des tigres est passée de 1800 à 4300 individus.
Au moment des bilans, l’action du WWF est riche et multiple. D’un objectif centré sur la protection d’espèces menacées, les besoins se sont déplacés vers des projets incluant de nombreux aspects de conservation de la nature avec une intégration du développement économique : moratoire sur la chasse aux grands cétacés, moratoire sur le commerce de l’ivoire… En 1991, le WWF joue un rôle majeur en participant au programme « Sauver la planète – Stratégie pour l’avenir de la vie ». Lancé dans 60 pays, ce programme repose sur des actions à la portée de tous qui contribuent à sauvegarder ou à restaurer l’environnement, tout en améliorant la qualité de vie de chacun. Un an plus tard au sommet de Rio, le WWF fait partie des organisations qui font pression sur les gouvernements pour que soient signées les conventions sur la diversité biologique et le climat. Trois axes interdépendants sont explorés : préservation de la diversité biologique, promotion de l’utilisation durable des ressources, réduction de la pollution et du gaspillage dans la consommation. Aujourd’hui, le WWF pratique une activité de lobbying auprès des milieux d’affaires et politiques en faveur de ces actions. La tâche est vaste. Deux cents écorégions particulièrement fragiles ont été cartographiées dans le monde, qui réclament protection. La France n’est pas oubliée et le WWF France mène des actions concernant la protection d’espèces -ours des Pyrénées, flamand rose, tortue luth de Guyane -, la protection des fleuves et des zones humides - Loire, marais Poitevin – ou la création d’une aire marine protégée pour les mammifères en Méditerranée.
Malgré l’ampleur de la tâche, le WWF France a souhaité fêter joyeusement ses quarante ans. Le message de son président, Daniel Richard, est limpide : offrons à nos enfants une planète vivante. On a pu assister au Jardin d’Acclimatation, lieu magique de l’enfance pour des générations successives, à un passage de relais émouvant entre Jacques Perrin et Tippi, 11 ans. L’un est un passionné de la nature qu’il a su magnifier dans ses films, Microcosmos ou Himalaya. L’autre est une petite fille élevée en brousse avec des animaux sauvages pour compagnons. Nous sommes rassurés : la complicité s’installe entre les regards et l’on sait que les générations s’entendent pour relayer le flambeau de la lutte pour la protection des espèces menacées.Autre passage de relais entre les petits lecteurs du Journal de Mickey qui ont voté massivement pour choisir un nom à l’un des derniers ours né dans les Pyrénées et Bernadette Lafont qui accepte avec sourire d’être sa marraine. L’ourson des Pyrénées s’appelle Kouki et sur ses épaules il porte l’espoir des générations futures.