Daros est mort en pleine force de l’âge. Ce Dobermann marron et feu faisait l’admiration de tous. Du haut de ses 73 cm au garrot pour un poids de 47 kg, ce grand et puissant étalon avait réalisé un parcours sans faute. Hommage à un ténor européen qui faisait honneur aux siens…
Dans le monde du Dobermann, cela fait plus de 20 ans que la sélection n’est plus une exclusivité allemande. Les vedettes n’ont plus de frontières et les cracks possèdent très souvent une ascendance internationale. Il est des chiens qui ne passent pas inaperçus.
C’était le cas de Daros Royal Bell, fils de Rambo Royal Bell (Lord Lobo VH Wantij x Lana Royal Bell) - photo de gauche - et de Zara Royal Bell (Irinus de Férignis Jamaha Royal Bell), photo de droite. Signalons que le grand-père maternel de Daros, Irinus de Férignis, avait fait l’objet d’un portrait sur Aniwa.com.
Daros était né le 28 décembre 1999 chez Stefan Belko, créateur du fameux élevage croate « Royal Bell », à l’origine de tant de chiens remarqués sur les cinq continents. La plupart des « Royal Bell » remontaient en ligne maternelle à la championne Karmel Kesia Van Diaspora, dont la descendance est présente dans de très nombreux pedigrees. Karmel Kesia était une femelle noire et feu née en avril 1985 et venait des Pays-Bas. C’était une fille de Dan Diaz Van Diaspora hors Fabiana Fusciana Van Diaspora. Cette dernière était une sœur de portée du célèbre Flegon Falek, un mâle titulaire des titres les plus prestigieux en 1984/85. Daros n’était pas une demi-portion : avec ses 73 cm de hauteur pour une longueur identique (73 x 73), sa très forte ossature et son excellent caractère – il obtenait son SchH I à l’âge de 17 mois – il n’en demeurait pas moins un excellent représentant de sa race, avec les titres de Champion de plusieurs pays (Autriche, Slovénie, Croatie et International) en passe d’être homologués. Il appartenait à Katja Gmunder, de Wernberg (Autriche) chez laquelle il vivait en parfaite harmonie, particulièrement sociable avec ses congénères.