Exposante canine et maîtresse d’un Bulldog anglais, je profite de l’exposition européenne de Bercy pour partir à la découverte du monde félin...
Comment trouver la salle d’expo ? En se repérant aux miaulements ? Non, ça ne marche pas, une exposition féline est silencieuse ; c’est d’ailleurs bien agréable comparé aux assourdissants aboiements d’un hall d’exposition canine. J’ai du mal à trouver la salle Marcel Cerdan qui accueille cette européenne. Il faut faire le tour de Bercy pour enfin trouver l’entrée, plus encombrée par les hockeyeurs et patineurs que par les visiteurs de l’exposition féline. Au fond d’un petit couloir, enfin la salle : mais que c’est petit ! Bien sûr, un chat prend beaucoup moins de place qu’un chien, mais quand même Bercy 2001 ne me semble pas présenter les 600 chats annoncés. Quelques thuyas sur le ring et quelques fanions assurent la décoration ! Heureusement que les exposants savent y faire pour masquer les grilles des cages en utilisant force coussins, dentelles, paniers, masques, et autres plumes…
Flânant tranquillement parmi les cages, je découvre que je ne m’y connais pas vraiment. Il y a en effet une grande diversité de têtes, de poils et de morphologies que je ne soupçonnais pas. Les exposants et exposantes, car le monde félin semble beaucoup plus féminin que le canin, discutent entre eux dans les espaces qui leur sont réservés. De temps à autre, ils entament des conversations animées avec des visiteurs à la recherche d’un chaton. On sent une certaine sérénité, le stress d’une exposition canine semble absent : pas de bousculades, pas de bruit, pas d’odeurs, pas besoin de faire attention où l’on met les pieds, pas de propriétaire appelant son chien au bord des rings pour lui faire lever la tête.Je songe même un moment que les jugements sont finis, l’estrade centrale est vide. Mais non, les juges sont encore en plein travail, ils soupèsent, tâtent les chats et notent leurs commentaires, Malheureusement, le rectangle où ils officient est presque inaccessible, coincé dans un angle de la salle, délimité par des barrières ; on ne voit pas grand chose. Les visiteurs passionnés sont massé derrière et il faut jouer des coudes pour apercevoir les juges manipuler les matous. Comme les chats sont jugés individuellement et non en groupe, contrairement aux chiens, il est difficile pour le néophyte de s’exercer l’œil en comparant les sujets présentés. On ne voit en effet jamais une classe entière mais seulement les individus qui la composent, un par un. Même dans le placement géographique des cages, les races ne sont pas ou peu regroupées. Heureusement la race de chaque chat est précisée sur un carton visible sur la cage ; ce qui se révèle très utile pour découvrir des races rares et apprendre à les différencier, car elles sont nombreuses.
Alors que les exposant canins plient leurs bagages dès 16h, ici le spectacle commence vraiment à 17h30 avec le show présentant les Best-In-Show, les Meilleurs. Deux animateurs nous présentent les chats, exposent rapidement leurs caractéristiques, parfois leur historique, et remettent les coupes aux propriétaires. Leurs commentaires sont d’un grand secours pour comprendre le déroulement (les best sont choisis par race, par classe, par couleur, par poil) et permettre par exemple de différencier un Maine Coon d’un Norvégien. A noter d’ailleurs que le fonctionnement de cette expo, non affiché, m’a paru complètement obscur. Contrairement encore aux expositions canines, le public est gâté : chacun peut s’asseoir confortablement pour assister au show et peut parfaitement voir les chats présentés sur le ring d’honneur surélevé. Ainsi le public captivé et intéressé reste jusqu’au bout. A la fin du Best-In-Show, les chats et leurs maîtres n’ont même pas encore déserté la salle et se laissent encore admirer.
Un British Shorthair ! Voilà un gros matou comme je les aime, un peu bulldog dans le style ! D’une couleur crème absolument splendide, avec des rayures un peu plus foncées (on dit tabby). Un chat imposant tout en rondeurs, avec de belles joues et un nez court que j’imagine très bien alangui sur l’accoudoir de mon canapé. D’ailleurs, j’ai pris des cartes d’éleveur à droite et à gauche et ne vais certainement pas tarder à me laisser tenter…Et pour ceux d’entre vous qui veulent connaître les résultats en images