Le projet de décret de l’élevage visant à supprimer l’examen de confirmation suscite des réactions diverses dans la cynophilie. Le Président du Club du Bouvier des Flandres s’exprime pour défendre cette tradition.
Voici le texte du communiqué
Dans le respect des textes, nous venons d’avoir la démonstration, si besoin en était, que le pouvoir financier est le nerf de la guerre.
Consternés par le bilan fait lors de l’Assemblée Générale de notre fédération, qui nous a contraints à adopter, à regret, la résolution mentionnée dans le communiqué de presse de la S.C.C., il convient de se mobiliser pour s’opposer aux travaux de démolition de la cynophilie entrepris par des professionnels dont l’objectif est le profit.
L’adoption du projet de décret qui nous a été présenté (publication prévue dans notre bulletin de juillet), visant à réactualiser le décret n°74-195 du 26 février 1974 définissant les règles de gestion du L.O.F., serait la veillée funèbre de nos associations qui auraient toujours la responsabilité des races, sans avoir les moyens de contrôler leur évolution.
Supprimer l’examen de confirmation, comme le prévoit le projet de décret, aboutirait inévitablement au constat de vices de conformation et de comportement dus à la transmission génétique, que cet examen permet de limiter.
L’objectif est évident : permettre aux usines à chiens de faire naître en grande quantité des sujets considérés de race puisqu’ils auraient un pedigree les autorisant eux-mêmes à reproduire sans que personne ne puisse s’assurer qu’ils présentent des défauts éliminatoires énumérés dans le standard.
Par ailleurs, puisqu’il convient de parler argent, les examens de confirmation procurent une recette non négligeable pour les sociétés canines organisatrices d’expositions. Ce manque à gagner, additionné à la nécessité d’avoir de plus en plus recours à des salariés, faute de bénévoles en nombre suffisant, et la défection de sponsors de l’alimentation canine et autres (cela est sûrement programmé, si nécessaire), conduiraient inévitablement à renoncer, faute de moyens financiers, comme pour la gestion du fichier canin, à l’organisation de ces manifestations, pour le moment cynophiles.L’entreprise de démolition ne tarderait pas à proposer ses services pour organiser des foires commerciales avec attraction canine. Est-cela que nous voulons ?
L’actuelle cynophilie nous passionne, nous voulons défendre nos valeurs et nos traditions. Mobilisons-nous très rapidement pour affirmer notre détermination pour que cela dure, avant qu’il ne soit trop tard !
Le président du CBF
Serge Guillaume