On peut avoir le goût de l’aventure, courir le monde. On peut apprécier la mise en avant médiatique… Mais, celui qui plaque tout pour aller secourir ceux qui à l’autre bout de la planète sont laissés pour morts, mérite une véritable reconnaissance.
Avec un peu de médiatisation tout le monde peut devenir « vedette ». Comment réagirait une vedette face à la mort ?
Ses coups de gueule sont spectaculaires. Il aime aussi attirer l’attention. Il a souvent fait parler de lui… Sa grande passion : ses chiens. Sa raison de vivre est son métier. Patrick VILLARDRY est sapeur Pompier, maître chien, secouriste diplômé.
Dans la « vie de tous les jours », on le voit arborer sa tenue de pompier. C’est à lui que vous aurez affaire, si votre Python s’est glissé chez vos voisins ou si votre Alligator barbote dans leur piscine. Le captage d’animaux dangereux, est devenu sa spécialité. Il intervient aussi comme nombre de ses valeureux collègues pour la surveillance des forêts et sur les trop nombreux incendies de la région PACA. Si vous avez un jeune chien un peu turbulent, vous pouvez prendre conseils ou suivre ses cours d’éducation à son Club Canin, à St Laurent du Var.
Son club est un peu son QG. Ses 4 chiens Berger Allemand et Malinois sont tous brevetés. Aigle, son jeune Malinois de 7 mois est déjà très prometteur. Sur le terrain d’entraînement. Il « vole ». Il file au milieu des objets divers et encombrants de la décharge. Il marque avec précision. Impressionnant !
Comme lui, ses équipiers à 4 pattes sont de grands sportifs. Patrick sillonne les routes de la région à vélo, fait de la musculation et court avec les chiens dans la campagne. Patrick est un baroudeur dans l’âme. L’envie de porter secours et de mettre son savoir faire à l’épreuve, le pousse en première ligne. Regarder les catastrophes à la TV, ce n’est pas son truc !
Aujourd’hui, il voue son temps libre à ULIS. Ce n’est pas un chien… ULIS est une association loi 1901, à but non lucratif. De cette façon, il est libre. Libre de se rendre utile, de faire un bon boulot partout où ceux qui sont ensevelis gardent un petit espoir…
« Je me sentais frustré d’entraîner des chiens à longueur d’année. Le jour J on ne pouvait pas partir parce que des officiers avec des codes barres sur la poitrine décidaient que ce n’était pas leur problème ! Nous autres pompiers civils, on veut nous cantonner dans nos villes !Les unités militaires coûtent cher. L’Etat tente de justifier leur utilité en les envoyant en mission pour prendre l’air ! Qu’on ne me parle pas des droits de l’homme, parce qu’il me vient une haine !! Pour calmer ma révolte, j’ai fondé une Unité Légère d’Intervention et de Secours (ULIS) en 2000. Je cherche des fonds. Les donateurs me permettent de partir « dans l’urgence ». J’écoute mon cœur. Je n’ai pas de compte à rendre ! Nous sommes des professionnels. Nous prenons sur nos congés. Nous intervenons dès que nous en avons les moyens. »