Anatoly Iolis, plus connu sous le surnom de Moune, réalise chaque année un superbe album avec le meilleur de l’élevage canin russe. Son dernier numéro, réalisé en partenariat avec Pedigree, confirme par l’image, la place grandissante de la cynophilie en Russie…
Avant de devenir photographe, Anatoli Iolis était éleveur et dresseur. Sa race fétiche ? Le Rottweiler qui fait partie des races les plus répandues en Russie. Chaque année, en partenariat avec un sponsor, il réalise un numéro spécial de plus de 150 pages, véritable almanach de l’élevage canin russe.
The Best Kennels of Russia 2001 est de la même veine que les précédents. L’image, studio ou extérieur, avec parfois, la présence de l’éleveur, met en valeur les plus beaux chiens russes. Les chiens de compagnie (Caniche, Yorkshire, Cocker Anglais…), les molosses (Rottweiler, Cane Corso, ) et les Terriers avec l’Am Staff qui arrive largement en tête sont les races les plus recherchées.
« Mes activités professionnelles évoluant dans la sphère cynophile ne sont pas accidentelles : tout a débuté avec l’amour du chien de race. J’ai toujours aimé les chiens, depuis ma plus tendre enfance, mais malheureusement, mes parents n’avaient pas la possibilité d’en avoir à la maison ». Ce rêve d’enfant deviendra réalité. Son premier chien, Alyona, était une superbe femelle Berger allemand qui demeurera à ses côtés pendant treize ans. « Elle me manque toujours », avoue-t-il. A l’âge de 14 ans, Anatoli suit une formation de dresseur canin chez un célèbre expert russe, Alexander Pavlovich Mazover. Le centre de dressage se trouvait à Tekstilshchiky, dans la banlieue moscovite. Un jour, un photographe vient « travailler » au centre. Anatoli l’observe, regarde comment il opère… et c’est le déclic. Quelques semaines plus tard, Anatoli s’inscrit dans une école de formation à la photographie avant d’intégrer la principale école de journalisme de Moscou. Depuis, il est devenu photographe professionnel et a fixé sur la pellicule des milliers de chiens russes. Il connaît les plus grands éleveurs et certaines de ses photos sont de véritables tableaux.
Que ce soit en studio, en extérieur et, plus rarement, en exposition, il photographie à longueur d’année la crème de l’élevage canin russe : « Chaque fois que je regarde un chien dans les yeux au travers de la lentille de mon appareil, quand nos yeux se rencontrent, je ressens vraiment quelque chose de très spécial ». Quelque chose, qu’il vous invite à découvrir dans The Best Kennels of Russia, dont le travail d’édition particulièrement luxueux et soigné se déguste comme un album photos. Le premier numéro fut publié en 1998. Le but de cet almanach est de faire découvrir aux lecteurs les richesses du monde du chien. « Au cours des dix dernières années, l’élevage russe a remporté des succès exceptionnels à travers le monde, de nombreux chiens ayant remporté les titres les plus prestigieux, Champion du Monde, Champion d’Europe. Je crois que nous sommes aujourd’hui leader dans plusieurs races, et plus seulement dans nos propres races autochtones ». L’Almanach est diffusé dans les expositions canines mais également par correspondance.
Si l’univers du chien demeure majeur dans son travail, Anatoly s’est penché, Nikon au poing, sur un univers ignoré et méconnu, l’univers carcéral en Russie où il a réalisé toute une série de photos poignantes et saisissantes, alternant le noir et blanc et la couleur.