C'est en 1979 que le Somali pose, pour la première fois, sa patte en France. Depuis, il a su faire craquer les amateurs au point que certains se sont mis à l'élever. Geneviève et Christian Lafon (Chatterie The Aristocat's) sont de ceux-là : " Ce n'est pas un métier, c'est une véritable passion ".
Calme, vif mais pas exubérant, le Somali à tout pour plaire. Robuste et joueur, il sait s’accommoder de toutes les situations et s’entend bien avec ses congénères. Aniwa a interviewé un couple d’éleveurs tombé sous son charme.
G. et C. Lafon : En 1995 nous avions l’habitude avec ma femme d’accompagner notre quatrième fille Christèle à de nombreuses expositions félines. Elle y participait en tant qu’éleveuse de Persans avec sa persane Joy (tortie smoke). Au début je n’étais pas particulièrement passionné par les expositions. Je les accompagnais le matin et venais les rechercher le soir. Au fur et à mesure j’ai commencé à y passer mes week-ends et à parler avec les autres éleveurs présents. La même année nous avons craqué à la vue de Laura Tim du Bois Galant, une petite Somali (sorrel) de 6 mois. Elle avait tout d’un petit lion domestique.
G. et C. Lafon : A l’arrivée de Laura, nous avons décidé de participer comme éleveurs à des expositions félines. La première a eu lieu en 1995 et Laura était notre vedette. En 1996, elle nous a donné un chaton. La mise bas a été difficile et elle rejetait le chaton au début. Après, elle a retrouvé son instinct maternel et s’est bien occupée de Mohito (lièvre). Un an après nous avons renouvelé l’expérience et Nouk (lièvre) est né. Les relations entre la femelle et son chaton ont été les mêmes que la première fois. A la suite de cette deuxième gestation nous avons décidé de faire opérer Laura. Maintenant elle a le rôle envié de « grand-mère de l’élevage ». Puis Mélusine du Mont Cintrat (sorrel) est à son tour entrée dans notre vie.
G. et C. Lafon : C’est une Somali de ( 8 mois) que nous sommes allés chercher chez un éleveur à Bordeaux en décembre 1997. Elle reprenait le rôle qu’avait tenu Laura auparavant, et devenait la seconde fondatrice de notre élevage. Actuellement nous avons 8 chats, en comptant Laura la grand-mère. Il y a : Nouk, Mélusine et ses trois chatons sorrel : Paprika(à cause de sa couleur), Phoebus (et sa belle prestance) et la petite dernière Séréna de 1 an et demi. »
G. et C. Lafon : La qualité d’un élevage dépend directement de celui qui s’en occupe. Nous, nous l’avons fait en purs passionnés. Ce n’était pas par intérêt financier, on a eu un coup de foudre pour le Somali et on fait tout pour le faire partager au plus grand nombre. Nous ne dépassons pas une portée par an et par chatte, cela nous permet d’avoir des chatons bien équilibrés psychologiquement et physiquement. Il vaut mieux faire peu et bien que beaucoup et mal !
G. et C. Lafon : Je ne saurais pas l’expliquer. En fait, c’est un coup de cœur qui s’est transformé en véritable passion. Tout ce que je peux dire, c’est que le Somali fait partie de ces chats qu’on ne peut pas oublier. Une fois qu’il a mis une patte dans votre vie, vous ne pouvez plus vous en passer.
G. et C. Lafon : Il est très attaché aux êtres humains qui l’entourent et qui partagent sa vie. Le contact humain est essentiel pour lui, il recherche souvent le contact direct, presque charnel avec son maître. Cela ne l’empêche pas d’être indépendant. Il vient chercher les caresses, mais quand lui le décide, quand il en ressent le besoin ou l’envie.
G. et C. Lafon : Le Somali était un chat relativement connu dans les années 90, mais il est vrai qu’actuellement il ne l’est plus. Cela s’explique par le fait qu’à partir du milieu des années 90, certaines personnes ont d’abord vu en ce chat un possibilité de faire de l’argent vite et bien. Ils ont accouplé des somali pure race avec d’autres chats, créant ainsi une multitude de couleurs extravagantes sans rapport avec les deux couleurs d’origines : lièvre et sorrel. A la suite de cela il a été de plus en plus difficile de trouver, en France, des Somali reproducteur correspondant aux couleurs de base. Les propriétaires de Somali se sont donc renfermé sur leur trésor sans chercher à perpétué la race.
G. et C. Lafon : Nous, on essaye toujours de faire connaître le Somali lors d’expositions, ou de présentations félines. Comme on le trouve assez peu lors des différentes expositions félines, il est moins connu par le public et donc moins demandé. Il faut donner l’occasion au public de découvrir et d’apprécier ce chat d’exception…