Son amour et sa passion pour l’Alaskan Malamute ont fait de lui un des éleveurs les plus connus sur le circuit cynophile international. Entretien.
Si la chance a souvent été au rendez vous, le travail et la rigueur y sont également pour beaucoup. Reconnu par ses pairs pour le palmarès hors du commun de ses chiens, il est difficile aujourd’hui d’évoquer l’Alaskan Malamute sans citer Guiseppe Biagiotti… C’est dans sa somptueuse propriété entourée d’un élevage ultra moderne, que Giuseppe Biagiotti a accepté de nous recevoir afin de répondre à nos questions.
Giuseppe Biagiotti : « En 1982, je participais à une exposition canine à Padova avec un jeune boxer de 9 mois. Pendant le concours, j’ai eu l’occasion de rencontrer et discuter avec d’autres exposants. C’est là que j’ai eu un véritable « coup de foudre » en découvrant l’Alaskan Malamute. C’est une race que je ne connaissais pas. Mais en voyant ce chien puissant et élégant avec sa queue en panache, j’ai littéralement craqué. Dès cette première rencontre, ma décision était prise : «Ce sera mon prochain chien ». Quatre semaines après l’exposition, on m’a volé mon boxer. Alors, plutôt que d’en reprendre un autre, j’ai commencé à faire toutes les démarches nécessaires pour avoir mon premier Alaskan Malamute. »
G B : « De ce côté-là j’ai eu beaucoup de chance. Ma femme Ortensia a toujours partagé avec moi cet amour pour les chiens bien qu’elle aime également les chats (nous en avons huit à la maison). Dès l’âge de 9 ans mon fils a participé à des courses de traîneaux et ma fille Elisa a toujours travaillé à mes côtés dans l’élevage. Pour aucun d’eux le fait de changer de vie et de se consacrer à l’élevage de l’Alaskan Malamute n’a été un grand sacrifice, car nous sommes tous unis autour d’une passion commune pour un chien hors du commun. »
G.B : « L’Alaskan est pour moi plus qu’un chien de race. Outre son ossature et la puissance qu’il dégage naturellement, ce qui m’a réellement charmé chez lui c’est son coté un peu irréel. On ne dirait pas un chien mais plutôt un dessin. Le voile flou de sa fourrure, son corps massif et puissant, le noir encadrant ses yeux au regard si doux et cette queue qui s’enroule comme une vague de plumes…ça n’est pas un chien, c’est un cadre vivant ! »