Les terribles accidents qui ont fait la Une des médias, et qui risquent de nous replonger dix ans en arrière sur le plan répressif, ont généré de nombreuses réactions et pétitions. En voici les principales qui donnent une idée du malaise qui s’est installé dans notre paysage canin…Face aux accidents par morsures de chiens au cours des dernières semaines, des questions légitimes sont abordées. Des réponses sous forme de mesures législatives ou réglementaires sont proposées en première intention. Elles paraissent précipitées pour de nombreux experts.
Nous l’avons suffisamment dit et écrit, il n’y a pas de mauvais chien, sauf à de rares exceptions qui se terminent souvent par l’euthanasie de l’animal. Mais par contre, des maîtres inexpérimentés ou inconscients, il en existe malheureusement encore beaucoup trop et aucun texte ne permet d’écarter de telles personnes de la possession d’un chien. Même s’ils ont du mal à l’éduquer correctement, à le sociabiliser dès ses premiers pas dans son nouveau foyer et à l’avoir «en main » en toute circonstance. Nombre d’entre eux élèveront encore trop souvent leur chiot en bout de chaîne pour que la petite boule de poils tienne quelques mois plus tard le rôle qui lui est dévolu… la sécurité et la dissuasion !…
Et comme à l’accoutumée, lorsqu’un accident dramatique arrive, l’amalgame devient rapidement la règle. Pourtant, les rares statistiques d’accidents et morsures publiées ça et là (En France, elles finiront bien par être publiées un jour de manière officielle, en particulier de la part des services d’urgence) démontrent que le danger est :
D’une part, aucunement lié à un type de chien, encore moins à une race précise.
D’autre part, toutes les études publiées, tant en France qu’à l’étranger, comme en matière de sécurité routière, démontrent que le premier danger ce n’est jamais l’autre mais vous : plus d’une personne sur deux qui est mordue l’est… par son propre chien.
L’absence de hiérarchie mais également l’excès de tolérance de certains comportements déviants et quotidiens expliquent en grande partie les raisons de ce type d’accident. La notion d’éducation et de hiérarchie doit redevenir une priorité chez toute personne faisant l’acquisition d’un chien. Que le chien en question pèse 5 kg ou 50 kg, les règles d’une éducation de base, d’une « entente cordiale » entre les membres de la famille et le nouveau venu demeurent identiques pour que les dix à douze années de vie commune ne se terminent pas en guerre de tranchée ou à une intolérable résignation…
La loi de janvier 1999 avait permis de clarifier la situation et de responsabiliser les maîtres. La notion de race, bien qu’étant au cœur de cette loi, avait au moins fait prendre conscience au fil des années à quelques-uns de nos politiques, que le problème reposait plus sur quelques individus, aussi bien bipèdes que quadrupèdes, que sur une population déterminée… Force est de constater, que les accidents dramatiques de ces dernières semaines risquent de rendre caduques tous les efforts entrepris ces dernières années en matière d’éducation et disons les choses franchement, d’intégration de ces « races » que l’actuel Ministre de l’Intérieur semble à nouveau cibler pour rassurer l’opinion.
Sylviane Tompousky, une spécialiste reconnue des races de type Molossoïde, vient de nous envoyer ce petit mot sur les dramatiques accidents qui viennent de se dérouler . « Nous déplorons tous, les terribles accidents survenus récemment à des enfants, causés par des chiens. Nos politiques annoncent un durcissement de la loi et le Ministre de l’Agriculture, Monsieur Dominique Bussereau, a déclaré que « des chiens qui actuellement ne sont pas perçus comme dangereux vont passer sur la liste des chiens dangereux », et selon lui, le gouvernement envisage d'interdire sur le sol national "certaines races de chiens qui sont actuellement autorisées en France et qui ne le sont pas dans d'autres pays européens". Avant que nos dogues soient « croqués » par des lois médiatiques, empreinte de discrimination raciale canine, je pense qu’il y a urgence à envoyer le texte joint : 100 lettres envoyées auront plus de poids qu’une seule pétition. Si vous êtes de mon avis, n’hésitez pas à diffuser cette lettre et à la faire signer ».