"La ville de CARCASSONNE interdit les chiens catégorisés dans certains quartiers de la ville"
A partir du 1er juillet 2007, la municipalité de CARCASSONNE a décidé d'interdire les chiens de 1ère et 2ème catégorie en centre ville et dans la plupart des espaces publics dévolus à la détente. Ils y seront interdits de 8 h à 3 h.
L'adjoint au maire chargé de la sécurité, Jean-Louis BES, estime que "ces animaux n'ont rien à faire dans des espaces publics dévolus aux sports, aux loisirs ou à la détente".
Une réflexion personnelle me vient à l'esprit : que pèse l'avis des 78 propriétaires de chiens de 2ème catégorie et 3 de chiens de première catégorie (chiffres fournis par la municipalité) dans cet arrêté ?
CARCASSONNE : une ville où il ne fera pas bon passer ses vacances cet été. Qu'on se le dise et que le mot passe.
Je viens de recevoir une réponse, ou plutôt une "non réponse" du maire : « Vous m’avez fait part de votre étonnement suite à la prise de l’arrêté municipal n° 2007-0935 relatif à la divagation des animaux. Je souhaite vous faire part de différentes informations. Cet arrêté a été longuement et mûrement réfléchi et répond à une forte demande de nos concitoyens de sécurité et de tranquillité publique. Je n’ai à ce jour reçu aucune remarque de propriétaires de chiens de 1ère ou 2ème catégorie. En effet, le périmètre choisi correspond aux lieux les plus fréquentés par les piétons, sportifs, touristes et autres usagers du domaine public. Divers comportements de chiens ou de propriétaires de chiens nous ont contraint à prendre ces dispositions qui ne concernent qu’un territoire restreint de notre commune. Les propriétaires résidant dans le périmètre concernés, et qui sont très peu nombreux, ont été informés par courrier de ces nouvelles dispositions. Les services de police sont chargés de l’application de cet arrêté municipal. De plus, la ville de Carcassonne et la Communauté d’Agglomération du Carcassonnais soutiennent les actions de la SPA qui de plus est notre prestataire de fourrière animale. La SPA de notre commune n’a fait aucune remarque sur cet arrêté municipal. Souhaitant avoir répondu à vos interrogations et apporté tous apaisements sur la politique de la ville à l’endroit des animaux, je vous prie de bien vouloir agréer, monsieur le Président, mes salutations les meilleures ».
J'ai décidé d'introduire un recours pour excès de pouvoir auprès du Tribunal Administratif de MONTPELLIER.
Affaire à suivre…