Tout comme Nemo et ses compagnons, dans le film « Le Monde de Nemo », qui ornent l’aquarium d’un dentiste, la faune et la flore peuplant nos océans sont enlevés de leur milieu naturel par l’homme dans un but commercial.
La nouvelle production Disney, Le Monde de Nemo place sous les projecteurs le monde de la faune aquatique. Son héros, Nemo est un poisson-clown, capturé par un plongeur sous les yeux de son père. Sorti sur les écrans, le mercredi 26 novembre, la vie sous-marine y semble plus vrai que nature ! Grâce aux nouvelles technologies d’animations des studios Pixar, les poissons évoluent avec un réalisme étonnant.
Projeté en juin aux Etats-Unis, Le monde de Nemo a engendré 320 millions de dollars de recettes détrônant ainsi le Roi Lion. Nous pouvons nous interroger sur les répercussions du film. Combien de Nemo seront-ils pêchés pour décorer les aquariums ?
En effet, le commerce des animaux marins d’aquarium existe bel et bien. Le rapport « Des mers aux aquariums : le commerce mondial d’ornements marins », paru en septembre dernier, estime que ce marché rapporte entre 200 à 330 millions de dollars par an. Le poisson-clown et la demoiselle bicolore sont les poissons tropicaux les plus vendus dans le monde. Le secteur aquariophile marin connaît une hausse aux Etats-Unis et en Europe avec plus de 20 millions de poissons tropicaux et quelques 1471 autres espèces de poissons capturées chaque année pour approvisionner les aquariums.