Le vieillissement est un processus biologique progressif qui se met en fait en place dès la naissance du chien et se pérennise en s'amplifiant jusqu'à sa mort. Il est, quelle que soit l'espèce animale, responsable de modifications cellulaires, métaboliques et organiques dont l'importance commence à être mieux cernée chez le chien.
Parmi ces modifications, la plus importante est sans doute l'augmentation de la variabilité au sein même d'une population canine déjà bien hétérogène, la notion de taille de l'individu prenant ici une place primordiale. Il en résulte la nécessité d'avoir une approche critique vis-à-vis de tendances générales basées sur des moyennes, car même si l'abord clinique met en évidence un ralentissement de nombreux processus biologiques chez le chien âgé, certaines affections pathologiques intercurrentes peuvent également se montrer responsables de ces variations. De plus, l'émergence de nouvelles théories physiologiques qui trouvent leurs fondements dans ce que l'on appelle la "dynamique chaotique" peut parfois remettre en cause ce que la sagesse médicale attribue classiquement au vieillissement, à savoir que ce dernier ne serait que la conséquence du dérèglement d'un système vivant ordonné et automatique. Il s'ensuivrait l'apparition d'effets aléatoires qui modifieraient les rythmes périodiques normaux de l'organisme. Mais paradoxalement, un coeur jeune et sain peut avoir un comportement plus fortement chaotique qu'un coeur vieux : un fonctionnement plus régulier accompagne parfois, sans bien sûr que cela soit la règle générale, le vieillissement.
Mais avant de vieillir, le chien devient mature, au point que l'on peut considérer au plan biologique qu'il existe véritablement deux phases successives dans l'âge adulte du chien, la seconde précédant la phase de vieillissement.