Détrompez-vous ! Malgré son titre anglophone, My Dog n’est ni Anglais, ni Américain, mais Coréen. Tous les deux mois, sur plus de 400 pages, elle couvre toute l’actualité cynophile coréenne et internationale.
Oui, vous avez bien lu, My Dog compte plus de 400 pages, avec des milliers de photos prises en expositions, dans les élevages ou pour illustrer des portraits de races. Rappelons que la cynophilie coréenne est très active et que le Korean Kennel Club fait partie de la Fédération cynologique internationale. A ce titre, cette fédération entretient des contacts réguliers avec ses homologues des autres continents.
La revue, d’un format de 297 x 216, s’ouvre sur deux doubles de pub (du jamais vu dans une revue canine), le sommaire ne débutant qu’en page 6 pour se terminer en page 8. Un portrait de race fait la part belle au Lhassa Apso sur huit pages avant de laisser la place à un dossier sur les grandes expositions canines internationales (Crufts, World Dog Show,..).
Parmi les nombreux autres sujets traités dans ce numéro 28, citons :
Le portrait d’un célèbre handler japonais ;
Une visite d’un élevage anglais (celui des célèbres Pékinois anglais de l’élevage Yakee à Mr Easdon)
Le parcours de différents éleveurs (l’une de Cocker Spaniel et l’autre de Maltais)
Une fiche (sur 4 pages) présentant le Grand Chien Japonais
Un reportage complet sur la célèbre Montgomery Show aux USA (réputée pour être la Mecque des manifestations canines consacrées aux Terriers outre-Atlantique) ;
Un « Beauty Lesson » où l’art de toiletter un caniche avec quatre pages de croquis et photos dans l’ordre chronologique de la toilette !
L’actualité cynophile n’est pas en reste : junior handling, BIS winners, etc sont au programme sur plusieurs dizaines de pages. Les reportages expos sont très bien maquettés avec une large place faite à l’iconographie mettant en exergue un grand nombre de lauréats. Selon la manifestation, les photos sont légendées (nom du chien et du propriétaire), avec, en moyenne, une double page par show. Un cahier pratique (dans lequel est encarté un poster recto) détachable intitulé « Focus On » répond aux questions des lecteurs sous la plume du Dr Advice sur une quarantaine de pages.
Les 150 dernières pages de la revue sont constituées de publicités d’éleveurs (Gallery of breeders). En parcourant ces pages « à l’américaine » (présentation du chien sur le podium de l’expo, sur une ou deux pages), nous avons découvert que les éleveurs coréens n’hésitaient pas à importer des chiens de tout premier plan, non seulement du Japon et des USA, mais également, d’Europe. Il y a, notamment, un élevage (Mon Ami Land) qui s’est spécialisé dans le Rottweiler, le Boxer et le Malinois qui importe ses reproducteurs directement des meilleures sélections européennes (Van Het Falconsnest, Du Domaine Caméléon, Vom German Dream, etc…).
Nous sommes tombés sur le Rottweiler Sieger Show 2003 avec une célébrité comme Meilleur de race, le mâle Amadeus Vom Silberpfeil qui appartenait à l’élevage allemand Von Haus Neubrand avant d’être aujourd’hui en Corée où il se distingue régulièrement dans les expositions spéciales.
Quelques chiens d’élevage français ont également été exportés en Corée à l’image du Cocker Américain Sexy Girl du Mazot de Crespières (importée par l’élevage Kim’s) qui accumule les victoires.
Au final, My Dog est une revue dont la pagination, la densité des dossiers et des reportages et la qualité de l’impression n’ont pas d’équivalent dans le monde. Chapeau !