Le respect rigoureux de certaines règles doit permettre d'éviter que des maladies infectieuses graves ne viennent mettre en péril l'avenir de l'entreprise.
L'isolement
Parmi ces règles, l'isolement immédiat de tout animal malade - dans le but de soustraire le fonctionnement général de l'établissement à un risque infectieux potentiel - constitue un réflexe de base.
Par ailleurs, la mise en quarantaine des nouveaux arrivants représente un élément critique dans la bonne conduite d'un élevage félin. Il est souhaitable de respecter une période d'isolement de 2 mois et il est nécessaire de s'assurer de l'absence de tous contacts, à la fois directs et indirects, du chat isolé avec les chats résidants pendant toute cette période. Le respect d'une quarantaine avant l'introduction d'un nouveau chat dans l'effectif constitue une bonne opportunité pour laisser le temps à l'éleveur d'effectuer une observation sanitaire et comportementale minutieuse de l'animal et pour mettre en oeuvre des examens particuliers. Elle est aussi propice à l'administration des vermifuges et des vaccins.
Les contrôles de routine
Les examens de selles visant à mettre en évidence des parasites intestinaux doivent être réalisés sur toutes les portées avant ou après le sevrage et périodiquement sur les reproducteurs surtout si l'origine des chats est diverse ou inconnue.
Les contrôles de routine des maladies virales se limitent à la détection sérologique des infections par les rétrovirus (FeLV et FIV) et le virus de la péritonite infectieuse (PIF).
Les infections bactériennes communes (abcès, otites, dermatites bactériennes) qui sont fréquentes sur les chats tout-venant ne doivent pas être tolérées dans les élevages : leur apparition constitue le signal d'une mauvaise gestion sanitaire et les animaux atteints doivent faire l'objet d'un isolement immédiat.
Il est bien connu que des troubles respiratoires apparaissent de façon cyclique dans la plupart des effectifs mêmes "bien tenus" : bien que ces affections soient banales, le bon management général de la chatterie et le savoir-faire de l'éleveur doivent aboutir à limiter à la fois le nombre des animaux atteints et la gravité des symptômes.
Le rythme selon lequel ces différents contrôles doivent être répétés dépend essentiellement de l'état sanitaire de l'effectif proprement dit et aussi de celui dont proviennent les animaux.