Pour le confort du chien, et lors de risques trop importants, il est envisageable de le vacciner contre le tétanos, la piroplasmose et la toux de chenil.
Tétanos.
La toxine tétanique, sécrétée par le bacille tétanique, a des actions sur les centres nerveux. Elle est sécrétée au point d'entrée de la bactérie, qui est une plaie souvent minime. Le tétanos se caractérise par des contractions musculaires involontaires qui s'étendent progressivement à tout le corps de l'animal. On vaccine essentiellement des chiens de travail, ou ceux qui fréquentent des milieux dans lesquels ils risquent de se blesser facilement (décombres, chantiers). Il n'existe pas de vaccin antitétanique spécifique au chien ; on emploie alors le vaccin destiné aux chevaux, qui contient une anatoxine tétanique purifiée. La primovaccination se pratique en deux injections à quatre semaines d'intervalle. Les rappels ont lieu un an plus tard, puis tous les trois ans, et à l'occasion de tout traumatisme.
Piroplasmose.
Les chiens se promenant souvent en forêt, ou fréquentant des milieux hébergeant de nombreuses tiques, y sont très exposés. L'activité maximale des tiques se situe au printemps et à l'automne. On peut vacciner les chiens à l'aide d'un vaccin contenant des protéines parasitaires, dont l'activité est de six mois environ. La primovaccination est réalisée en deux injections à trois ou quatre semaines d'intervalle, avec un rappel tous les six mois (de préférence en été et en hiver).
Toux de chenil.
La vaccination se pratique sur des animaux qui sont appelés à séjourner dans un chenil, ou qui se rendent à une exposition. La quarantaine précédant l'introduction d'un nouvel animal au sein d'une collectivité permet de prévenir d'éventuelles contagions.
Différents types de vaccins existent sur le marché : des vaccins composés de virus et de bactéries inactivés (Parainfluenza, Bordetella bronchiseptica), injectables, mais dont l'efficacité est aléatoire. La primo-vaccination est réalisée en deux injections à trois semaines d'intervalle, puis le rappel est annuel. Un autre protocole, plus récent, semble donner de meilleurs résultats ; il s'agit d'un vaccin vivant atténué, administré par voie intra-nasale.