À sa naissance, le chiot possède 32 dents qui laissent la place à une dentition définitive de 42 dents, vers l'âge de 4 mois. Les dents de l'adulte s'usent plus ou moins vite selon les habitudes alimentaires du chien mais aussi de ses jeux. C'est pourquoi il faut éviter de lui donner des cailloux ou des jouets en matériaux durs. Au cours de leur croissance, les dents du chien peuvent être affectées par différentes anomalies. Tout d'abord, il est fréquent que les premières dents ne tombent pas, surtout chez les petites races. Ces dents surnuméraires seront à extraire si le chien manifeste une douleur lors de son repas. À l'inverse, il peut manquer quelques dents sans que cela pose de problème pour le comportement alimentaire du chien. On observe aussi des anomalies de positionnement qui gênent, entre autres, la bonne fermeture de la gueule. Certaines dents peuvent présenter des anomalies de constitution avec, par exemple, un défaut de qualité de l'émail.
Le chien souffre aussi fréquemment d'abcès ou de fistule. Il peut aussi, bien que cela soit exceptionnel, souffrir de caries comme les humains. Dans tous les cas, seul le vétérinaire pourra déterminer si une extraction de la dent ou un traitement odontologique doit être mis en oeuvre. Mais l'affection la plus couramment rencontrée chez le chien demeure l'apparition du tartre. La gueule de l'animal émet alors une odeur nauséabonde caractéristique dénommée halithose. De plus, le tartre provoque des lésions graves, sur les dents et les gencives, qui peuvent conduire à un déchaussement des dents. L'affection peut évoluer vers une pyorrhée de la gencive et une parondotose. L'animal souffre énormément et ne peut alors plus se nourrir. À ce stade, seule l'extraction de quelques dents, voire de toutes, soulagera le chien. C'est pourquoi il est nécessaire de vérifier l'état des dents et de faire pratiquer, si besoin est, des détartrages réguliers.
L'examen de la cavité buccale peut aussi révéler la présence de stomatites et de petits ulcères. Ces lésions inflammatoires sont soit uniquement dues à une affection locale, soit consécutives à une affection générale. Elles sont généralement bénignes et ne provoquent qu'une salivation plus importante et une gêne à la préhension des aliments.
Parmi les lésions les plus fréquentes, on trouve les grenouillettes. Ce terme étrange évoque, en fait, la formation d'une poche de salive entre le maxillaire et la babine. Elle se forme en réponse à une obstruction des canaux des glandes salivaires. Selon la nature de l'obstruction et la taille de la collection liquidienne, le vétérinaire décidera ou non de pratiquer l'exérèse des glandes salivaires. On observe parfois ces lésions au niveau du cou, témoins d'une obstruction haute sur le sujet salivaire.
Les chiens ont souvent l'habitude de jouer avec n'importe quoi et il faut être particulièrement vigilant avec les bouts de bois qui peuvent perforer le palais. On parle alors de fentes palatines traumatiques. On observe parfois des fentes palatines congénitales. Elles mettent en communication les cavités nasale et buccale provoquant alors des régurgitations, puis des troubles respiratoires. Enfin, certaines races de chiens au nez très court, telles que les Boxers et les Pékinois, peuvent souffrir d'une anomalie de longueur du voile du palais. Outre le ronflement qu'elle occasionne, elle conduit à une gêne respiratoire, surtout évidente à l'effort.
Enfin, la cavité buccale est souvent traumatisée lors d'accidents de la circulation ou de chute. Le maxillaire inférieur peut se fracturer sous le choc, ce qui engendre une douleur insoutenable. Ces fractures se réparent en général de manière satisfaisante.