De par leurs qualités olfactives, de nombreux chiens sont utilisés de nos jours pour la lutte antidrogue. Au niveau mondial, la production de drogue douce ou dure est permise ; cependant, son commerce est interdit et fortement réprimé. Ces substances, qui peuvent être si facilement cachées, sont aisément décelables par un chien expérimenté, malgré les stratagèmes inventés par les trafiquants et les revendeurs (poivre, boîtes hermétiques…).
Le principal rôle du chien est, bien entendu, de découvrir des caches de drogue. Le lieu d’intervention peut cependant varier : les chiens sont amenés à effectuer leur recherche dans des locaux (appartements, hangars…), des véhicules (voitures, camions, trains…), voire en extérieur en contrôlant les personnes.Les conditions d’intervention amènent parfois les conducteurs à poursuivre des dealers qui peuvent se montrer agressifs lors de leur arrestation ; le second rôle du chien est alors de maîtriser, sous le contrôle de son conducteur, toute personne refusant l’interpellation.
L’équipe formée ne peut pas fonctionner séparément. Le maître guide son chien vers les caches que le chien n’explorerait pas de son propre chef (toilettes, tapis de sol de voiture…) ; certains dressages forment ainsi le chien à explorer de manière systématique en ne lui laissant qu’une très faible initiative.
Le chien est toujours sous le contrôle de son conducteur : lorsqu’il intervient en présence de public, il est systématiquement tenu en laisse. Il est cependant toujours lâché dès qu’il entre dans un espace clos.
L’objectif de la formation d’un chien de recherche de stupéfiants est de motiver le chien sur les odeurs que dégagent les différentes drogues. Le dressage, mis en œuvre dans la plupart des pays, consiste à motiver un chien sur un objet précis puis à remplacer celui-ci par des stupéfiants différents au fur et à mesure de la progression du chien. Ces « jouets » sont cachés à vue, puis hors de la vue du chien pour qu’il développe un véritable comportement de recherche. Lors de la formation du chien, son maître apprend à reconnaître ses manifestations (battements de fouet, oreilles pointées en avant…) pour mieux interpréter ses réactions sur le terrain. Le marquage du chien s’effectue souvent par aboiement ou grattage du sol devant l’endroit où se trouve le stupéfiant.
Le chien de stupéfiants idéal est joueur, dynamique, et d’un gabarit moyen permettant de se faufiler partout et, éventuellement, d’escalader ou de franchir un obstacle. Endurant, il peut lui être demandé d’effectuer plusieurs recherches dans la même journée. Le choix s’oriente de plus en plus vers la race Berger belge Malinois qui présente une taille plus petite que le Berger allemand et un caractère plus vif.
Auxiliaire réputé pour son flair, le chien fait partie intégrante des organisations anti-drogues actuelles dans le monde entier.