Outre les disciplines dites "classiques" de la recherche, de nouvelles initiatives permettant la valorisation du chien se font jour de par le monde.
En 1962, le chien fut utilisé pour la première fois en Finlande en tant que détecteur de minéraux. Il s’agissait alors de lui faire quêter des roches sulfureuses à des fins de prospection. Cette initiative fut ensuite reprise avec succès en Suède, en URSS et au Canada.
Dans d’autres pays, on utilise désormais le chien pour chercher des gisements de nickel et de cuivre, même si ceux-ci sont moins faciles à découvrir, les roches sulfureuses émettant une odeur plus forte.
Si le mode de formation, par le jeu, est similaire à celui de la recherche de drogue ou d’explosifs, on dit dans les pays de l’Est et en Scandinavie qu’un bon chien peut découvrir un gisement jusqu’à 15 mètres de profondeur. À quand le chien chercheur d’or ou de diamants ?
Cette spécialité, qui existe surtout en Amérique du Nord, tend à se développer en Europe. Ces chiens, dressés sur différents hydrocarbures, interviennent à la suite d’incendies criminels pour détecter les produits utilisés par les pyromanes. Ils peuvent également être utilisés préventivement dans les forêts à risque. Le marquage s’effectue par grattage : les produits inflammables sont alors retirés lorsqu’il s’agit d’une action préventive en forêt ou des prélèvements sont effectués à l’endroit où le chien gratte lors d’incendie.
Les difficultés principales pour le chien consistent à passer après de nombreuses personnes ayant foulé les zones et à opérer dans des conditions olfactives difficiles : un incendie détruit certaines odeurs mais en dégage aussi beaucoup d’autres parfois toxiques, toujours gênantes car accompagnées de fumée.
Depuis quelques années, la police tchécoslovaque a créé des unités spécialisées dans la reconnaissance de coupables d’un crime ou délit ; à partir d’indices olfactifs laissés sur les lieux d’un crime (vêtements, objets personnels…), le chien indique la personne à qui appartiennent ces odeurs parmi un groupe. Cette « reconnaissance » est considérée dans ce pays comme preuve devant un tribunal.
Dans les aéroports internationaux américains et australiens se sont développées des brigades canines dont l’objectif est de détecter les produits alimentaires. Il est, en effet, interdit d’introduire dans ces pays tout aliment d’origine carnée (charcuterie, viande…) ou végétale (fruits, légumes…).
Les chiens, dans la plupart des cas de race beagle (on parle aux États-Unis de la « Beagle Brigade »), ont été dressés à courir à contresens sur les tapis roulants des arrivées de bagages, à la descente des avions, pour y détecter toute nourriture. Le dressage est en fait facilité par la matière qu’on leur demande de chercher, puisque la motivation première de tout chien est la recherche de sa propre nourriture !