Les réglementations existantes font appel à des listes de produits interdits, telle par exemple celle utilisée pour le chien de traîneau par l'I.F.S.S. (International Federation for Sled Dog Sport). Ainsi, dans ce cas, sont interdits :
- substances analgésiques ;
- substances anti-inflammatoires, stéroïdiennes ou non stéroïdiennes ;
- antiprostaglandines ;
- stimulants du système nerveux central ;
- antitussifs ;
- sédatifs et anesthésiques ;
- diurétiques ;
- stéroïdes anabolisants ;
- myorelaxants ;
- substances antihistaminiques ;
- substances anticholinergiques ;
- injections de sang.
Il est important que chaque propriétaire, quel que soit le règlement, se convainque du danger de l'utilisation de ces substances chez le chien de sport. Le dopage est depuis relativement peu de temps à l'ordre du jour en matière de sports canins. Beaucoup en parlent, mais peu en connaissent avec précision les indices, les conséquences, et surtout ce qu'il représente sur le terrain. Le problème doit pour nous s'envisager en dialogue avec les utilisateurs, être étudié de manière évolutive et ouverte car ce qui est dopage aujourd'hui ne le sera peut-être plus demain, et réciproquement.
L'angle matériel enfin ne doit pas être négligé : le budget nécessaire aux contrôles antidopages effectués sur les Championnats du monde I.F.S.S. 1990 et sur l'Alpirod 1990 (pour n'évoquer que le traîneau) avoisine 100 000 francs, ce qui est lourd pour toute organisation. C'est aussi là le prix du respect de l'animal comme d'une certaine éthique sportive.Proposition de cadre de référence pour le développement et l'approbation d'une aide ergogène, potentielle de l'effort.
Les soutiens nutritionnels, physiologiques et mécaniques sont encouragés, mais toute forme de soutien pharmacologique est interdite, sans doute au détriment d'une utilisation responsable des produits médicamenteux