D'expression clinique très discrète chez l'adulte, l'infection à herpès virus n'en est pas pour autant une maladie qu'il convient de négliger. C'est ainsi que, pour prendre l'exemple de la France, près de 50 % des éleveurs canins qui sont confrontés à une baisse du taux de fécondité des lices, à un accroissement de la mortalité néonatale, ou à des épisodes de toux de chenils, hébergent sans le savoir des reproducteurs atteints d'herpèsvirose (virus C.H.V. - Canine herpèsvirus). La contamination se fait essentiellement par voie vénérienne, ce qui explique qu'une seule race soit habituellement atteinte dans les élevages pluriraciaux, mais elle peut occasionnellement s'effectuer par aérosol lors d'une épidémie de toux de chenil. Nous ne détaillerons pas plus avant ici une maladie encore non assez prise en compte en élevage canin, et dont l'impact économique se révèle très important, alors même que la symptomatologie clinique demeure limitée. L'utilisateur étant souvent lui-même éleveur, celui-ci devra la garder en mémoire, de nombreuses recherches étant actuellement en cours, afin de préciser les données épidémiologiques internationales et d'envisager la diffusion de vaccins qui permettraient de limiter l'impact de l'herpèsvirose sur l'économie de l'élevage canin.