La plupart des races à chanfrein "écrasé" (dites brachycéphales) comme les Bull-Dogs ou les Carlins présentent des difficultés à la mise bas (dystocies) qui conduisent souvent le vétérinaire à pratiquer une césarienne. Si celle-ci est pratiquée trop tôt, les chiots sont prématurés et meurent habituellement quelques heures après la naissance d'une insuffisance respiratoire. Effectuée trop tard, la souffrance foetale liée à l'attente des chiots dans la filière pelvienne conduit à une anoxie cérébrale. La viabilité des foetus dans l'espèce canine est en fait conditionnée par la mise en place tardive d'un surfactant pulmonaire qui détermine à la naissance les capacités respiratoires des chiots. Cette maturation pulmonaire est justement concomitante de la chute du taux de progestérone qui survient dans les jours précédant la date idéale de mise bas. Le vétérinaire dispose ainsi, par le simple dosage de la progestérone sanguine chez la mère, d'un outil précieux pour déterminer avec exactitude si les chiots sont prêts à survivre à une césarienne. Cette technique a considérablement augmenté le taux de survie des chiots nés par césarienne, particulièrement chez la race Bull-Dog qui compte plus de 90 % de naissances par césarienne !