La semaine qui précède la mise bas s'accompagne généralement d'une modification du comportement de la chienne : celle-ci s'approprie différents objets pour faire son nid, se met en quête d'un endroit tranquille ou, au contraire, recherche la compagnie de son maître. La diminution de l'appétit, la constipation et le développement mammaire sont des signes inconstants, surtout chez les primipares chez qui la montée de lait ne s'effectue parfois que le jour de l'accouchement, voire même dans les jours suivant la naissance.
Dans les trois jours précédant la mise bas, la vulve gonfle et se relâche sous l'effet de l'imprégnation oestrogénique, ce qui provoque parfois chez la chienne des manifestations de fausses chaleurs.
La température rectale chute de 1 °C dans les 24 heures pré-partum. Il est possible d'utiliser cet indicateur à condition de prendre la température de la parturiente matin et soir dans les quatre jours précédant la date présumée de l'accouchement. Une chute de 1 °C par rapport à la moyenne des quatre jours précédents signale alors l'imminence de la mise bas.
Cette hypothermie transitoire est concomitante de la chute de la progestéronémie. Ces deux examens témoignent de la maturité des foetus et indiquent que leur naissance peut avoir lieu naturellement ou par césarienne sans risque majeur pour les nouveau-nés ; signalons à ce sujet que le déclenchement médical de l'accouchement est dangereux dans l'espèce canine.
Enfin, l'écoulement du bouchon muqueux qui provient du col de l'utérus prévient de l'imminence de la mise bas et précède de quelques heures (24 à 36 au maximum) les premières contractions.