Ces anomalies peuvent être :
liées à une absence ou un retard de développement des ovocytes au sein de l'ovaire (trouble de la maturation des ovocytes). Elles se traduisent alors par une absence de chaleurs, des chaleurs discrètes ou irrégulières ;
dues à un blocage de la ponte ovocytaire se traduisant parfois par de la nymphomanie (chaleurs permanentes ou rallongées) ;
provoquées par un épisode infectieux (herpès, virose notamment) ou, plus rarement, par un trouble du comportement alimentaire (déficit de la balance énergétique) ;
liées à la persistance du corps jaune précédent qui continue à sécréter de la progestérone inhibant ainsi le développement des follicules suivants (phénomène rare chez la chienne) ;
consécutives à des traitements hormonaux (anabolisants, progestogènes, corticoïdes...) ou un entraînement sportif excessif (excès de sécrétion d'hormones mâles chez les chiennes de sport) ;
la conséquence d'un dysfonctionnement hormonal (troubles thyroïdiens, surrénaliens, obésité).
L'origine de tous ces troubles étant essentiellement hormonale dans l'espèce canine, le vétérinaire devra compléter son diagnostic par des dosages hormonaux. Il est évident que le traitement de ces troubles de la fertilité dépend de leur origine.
À titre d'exemple, on ne traitera pas de manière identique un impubérisme (absence de puberté) et une imprégnation androgénique bien que les problèmes à résoudre soient identiques à la base (absence de maturation folliculaire).
Les traitements font appel à des hormones, soit pour stimuler les glandes déficientes, soit pour remplacer les hormones insuffisantes. Le vétérinaire les utilisera toujours avec prudence. Leur administration risque en effet de provoquer la mise au repos temporaire ou définitive des glandes responsables de leur production naturelle. À titre d'exemple, l'emploi de progestatifs chez une chienne impubère, pour retarder l'apparition de ses premières chaleurs, peut provoquer par la suite un retard de croissance et un blocage transitoire ou complet de ses cycles.
Nous retiendrons donc qu'il est impératif de s'abstenir de tout usage préventif ou curatif des hormones sans certitude d'un diagnostic précis de la cause de l'infertilité, et de n'y avoir recours qu'après avoir échoué avec les autres possibilités de traitement.