Les symptômes du pyomètre peuvent être discrets si aucun écoulement purulent n'apparaît à la vulve (pyomètre fermé). Ce sont les pyomètres les plus graves puisqu'ils n'ont pas tendance à se drainer spontanément pour trois raisons principales :
le col de l'utérus est fermé,
l'imprégnation progestéronique entretient le relâchement de l'utérus comme s'il était gravide,
la position horizontale des cornes utérines ne facilite pas le drainage spontané.
Au plan clinique, ces pyomètres provoquent souvent une léthargie accompagnée d'une augmentation de la soif et de l'émission d'urine (polyuro-polydipsie). Ils peuvent se compliquer d'une atteinte rénale par les toxines sécrétées. Le vétérinaire peut confirmer cette suspicion par un frottis vaginal, une palpation abdominale, des examens hématologiques, radiographiques ou échographiques.
La quantité de pus accumulée peut être considérable (plusieurs litres !)
Le traitement médical fait appel à certains antibiotiques et à des hormones (prostaglandines) augmentant la contractilité de l'utérus et l'ouverture du col pour faciliter le drainage. Les indications de ce traitement sont malheureusement réservées aux chiennes capables de le supporter (suivant le degré de gravité du pyomètre) et dont le propriétaire souhaite conserver un avenir reproducteur. Dans les autres cas, le traitement chirurgical (ablation de l'utérus et du pus qu'il contient) reste généralement plus indiqué pour espérer une guérison rapide et définitive.