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Accueil  >  Encyclopédie  >  Le cycle de vie  >  La détermination du moment optimal de la saillie
23/09/2000
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La détermination du moment optimal de la saillie

Compte tenu de la persistance du pouvoir fécondant des spermatozoïdes (environ 48 heures dans les voies génitales femelles), il est possible d'optimiser les chances de fécondation en synchronisant la rencontre de gamètes "au mieux de leur forme" pour une fertilité et une prolificité optimales. L'idéal est de pratiquer la saillie ou l'insémination dans les 48 heures suivant la ponte ovocytaire pour que les ovules fécondables et les spermatozoïdes fécondants soient pour la plupart capables d'atteindre le lieu de "rendez-vous" (les oviductes). Les ovules restent fécondables pendant une période de deux jours après maturation (certaines races semblent même rester fécondables pendant plus de quatre jours) expliquant ainsi les possibilités de superfécondation par deux pères différents dans l'espèce canine.

Toute la difficulté consiste donc à observer le plus précisément possible les témoins biologiques de l'ovulation.

Pour déceler la période d'ovulation chez une chienne en chaleurs, l'éleveur dispose de plusieurs outils de précision variable et complémentaires.

L'éclaircissement des pertes vulvaires signe généralement la fin du pro-oestrus sans être un témoin fiable de l'ovulation : certaines chiennes comme les Chows-Chows peuvent en effet présenter des saignements jusqu'à la fin de l'oestrus.

La saillie pratiquée systématiquement une douzaine de jours après les premières pertes sanguines, puis doublée deux jours plus tard, est un calcul pratique, à condition d'observer très attentivement les premières pertes sanguines.

Cependant, cette estimation reste imprécise car quelques chiennes (environ 20 %) ovulent en dehors de cette période et resteront donc vides ou ne mettront bas que quelques chiots.

L'acceptation du mâle ou de l'étalon souffleur et l'observation du réflexe de déviation latérale du port de la queue ne sont pas non plus caractéristiques de l'ovulation. À titre d'exemple, on a vu des chiennes se laisser saillir dès le début du pro-oestrus alors qu'elles n'ovulaient, pour les cas extrêmes, que trente jours plus tard !

Beaucoup de chiennes se laissent également saillir lors des pseudo-chaleurs de mise bas, d'infections urinaires, ou lorsque des sécrétions d'oestrogènes par des kystes folliculaires se traduisent par de la nymphomanie.

La mesure de la résistivité du mucus vaginal à l'aide d'un galvanomètre permet d'apprécier assez précisément la fluidité des sécrétions vaginales. Ce paramètre chute généralement juste après l'ovulation signant la fin de la période d'imprégnation oestrogénique, et donc le renouvellement rapide des cellules vaginales. Sa mesure procure une valeur diagnostique malheureusement trop tardive pour être utile en élevage, car il est plus utile de prévoir l'imminence de l'ovulation plutôt que d'être mis devant le fait accompli.

Les bandelettes réactives qui permettent de déceler les variations biochimiques du mucus vaginal sont difficiles à introduire suffisamment loin dans le vagin pour éviter une contamination par l'urine. Les résultats sont généralement imprécis (le changement de couleur s'observe dans les trois jours qui précèdent ou qui suivent l'ovulation) et donc peu fiables.

Les frottis vaginaux permettent, suivant les colorations utilisées, de visualiser directement le changement d'aspect des cellules vaginales corrélé aux variations hormonales, notamment celles des oestrogènes. Cette technique simple et économique est actuellement employée en routine par les vétérinaires et les éleveurs pour effectuer une première estimation de la phase du cycle sexuel.



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