Si l'alimentation agit peu sur la fécondité, la prolificité et sur le début de la gestation chez la chienne, elle devient un facteur prépondérant de la santé des chiots en fin de gestation et, surtout, par la suite, lors de la lactation.
Ainsi, dans l'espèce canine, aucune carence nutritionnelle n'a pu être directement incriminée lors d'infertilité chez une chienne en bonne santé apparente.
La technique du "flushing", qui consiste à augmenter les apports alimentaires énergétiques d'une femelle pendant la période pré-ovulatoire pour stimuler la ponte des ovocytes, est une méthode très répandue chez les animaux de rente (ovins, bovins) mais dont l'efficacité n'a encore jamais été prouvée dans l'espèce canine.
Il est cependant conseillé, au cours de cette période, d'adapter les apports alimentaires aux modifications hormonales qui caractérisent ce stade du cycle sexuel (cholestérol, iode, vitamine A, vitamine E, zinc...). Les aliments industriels en sont généralement bien pourvus.
En revanche, il n'est pas rare d'observer des troubles de la fertilité chez des chiennes visiblement trop maigres ou, à l'inverse, trop grasses. Dans ces cas, il importe de profiter de la période d'anoestrus pour ajuster les apports alimentaires et permettre ainsi à la chienne de retrouver son poids de forme avant sa mise à la reproduction. En pratique, on suralimentera d'environ 10 % une chienne trop maigre dans le mois qui précède l'oestrus et on restreindra de 10 % les apports alimentaires dans le cas inverse en agissant sur la teneur énergétique (valeur calorique) de l'aliment.