L'analyse moyenne de la composition des foetus de chiens révèle 82 % d'eau, 13 à 15 % de protéines (soit environ 80 % de protéines par rapport à la matière sèche), 1,5 % de matières grasses et environ 2 % de minéraux.
Compte tenu de la haute teneur protéique des chiots, la gestation nécessite essentiellement un dépôt de protéines et donc une révision à la hausse des apports protéiques maternels (environ 2,8 fois les besoins d'entretien dans l'exemple précédent d'une chienne Cocker).
Notons que si la responsabilité d'un éventuel excès protéique de la ration maternelle dans l'apparition du syndrome du chiot nageur chez les races prédisposées a déjà été suspectée par certains auteurs, cette hypothèse est loin d'être confirmée. En effet, il est courant de n'observer qu'un chiot atteint au sein d'une même portée.
De plus, en pathologie comparée, l'alimentation maternelle n'est plus mise en cause lors de splay-leg-disease chez le porcelet, qui est une affection comparable au syndrome du chiot nageur dans l'espèce canine.