Les deux premières semaines de vie des chiots nouveau-nés sont aussi les plus dangereuses. En effet, 80% de la mortalité en élevage concerne cette période délicate. L'immaturité des chiots aux plans de la régulation thermique, de l'immunité, de l'hydratation et du métabolisme, ajoutée à une absence de réserves hépatiques et graisseuses, en font des êtres particulièrement vulnérables. Ces décès, ainsi que les accidents par écrasement, sont généralement évitables par une bonne conception de la maternité (voir ce chapitre).En revanche, les origines infectieuses sont plus difficiles à suspecter et à maîtriser.Le diagnostic dans un élevage canin d'une infection virale ou bactérienne en pathologie néo-natale et toutes les conséquences thérapeutiques qui en découlent passent donc par un examen systématique et rapide des chiots avortés, mort-nés ou décédés dans les deux premières semaines. Trop de cadavres partent encore à la poubelle (c'est interdit!) ou à l'incinérateur sans même être passé par l'autopsie vétérinaire. Ce n'est qu'au prix d'une collaboration entre éleveurs, vétérinaires et laboratoires qu'il sera possible de réduire l'incidence considérable de ces affections sur la rentabilité des élevages canins en France.